Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Lakhdar Rekhroukh, a souligné lundi à Alger que les entreprises algériennes disposent d’un savoir-faire considérable dans la réalisation d’infrastructures stratégiques, telles que les routes, les barrages et les lignes ferroviaires. Cette expérience, a-t-il insisté, peut désormais être mise au service des pays africains.
Par Ali Boudefel
En visitant les pavillons de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), organisée au Palais des expositions des Pins maritimes, le ministre a rappelé que le secteur des transports constitue un levier essentiel pour stimuler le commerce tant national qu’international. L’IATF, a-t-il ajouté, représente une opportunité de renforcer les partenariats économiques entre l’Algérie et ses voisins africains, en ouvrant la voie à la conclusion d’accords et de mémorandums d’entente dans divers domaines, notamment les travaux publics et les infrastructures de transport.
À ce titre, un mémorandum d’entente a été signé entre des entreprises algériennes et des bureaux d’études guinéens en vue de la réalisation de projets ferroviaires. Pour Lakhdar Rekhroukh, l’intérêt de ces accords ne réside pas uniquement dans leur valeur financière, mais surtout dans la préparation du terrain pour l’intégration des entreprises algériennes aux marchés africains, grâce aux informations techniques et stratégiques fournies par leurs partenaires locaux.
Le ministre a également évoqué plusieurs projets structurants de son secteur, tels que le réseau routier continental dont 10 000 km sont achevés à 90 %, ainsi que l’axe reliant Alger à Lagos (Nigeria), dont le taux d’avancement atteint 99 %. Il a, en outre, mis en avant l’importance des ports et du projet ferroviaire majeur reliant les infrastructures portuaires du nord à Tamanrasset, prolongé jusqu’aux frontières maliennes et nigériennes, pour aboutir au Nigeria. Ce projet, a-t-il assuré, garantira une meilleure fluidité dans le transport des marchandises à l’échelle régionale.
A.B
