Depuis l’introduction de la culture entrepreneuriale dans son environnement académique, l’université d’Alger a accompagné ses étudiants dans la concrétisation de leurs idées, contribuant ainsi à la création de 50 startups.
Par Fadia Akbal
Lors d’une conférence tenue dimanche dernier à la Maison de l’intelligence artificielle, organisée par l’université, M. Mokhtari a révélé que cette institution, en collaboration avec le Centre de développement de l’entrepreneuriat (CDE) et l’incubateur universitaire, a permis non seulement de créer ces startups, mais aussi de déposer 16 brevets d’invention. Ces accomplissements témoignent du dynamisme des jeunes entrepreneurs algériens. Par ailleurs, il a précisé que 150 étudiants ont déjà lancé leurs propres entreprises, alors que 200 candidatures supplémentaires sont actuellement en cours d’évaluation par le CDE.
Selon Kaouther El Kourd, directrice de l’incubateur d’entreprises de l’université d’Alger 1, l’objectif principal des jeunes entrepreneurs est d’apporter des solutions innovantes à des problématiques actuelles, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). Elle a également souligné l’importance de former ces jeunes à l’utilisation de technologies de pointe pour relever les défis contemporains.
La conférence a réuni un panel varié d’intervenants, incluant des professionnels du secteur public et privé, des enseignants-chercheurs locaux et des experts algériens résidant à l’étranger. L’événement visait à examiner les applications de l’intelligence artificielle dans différents secteurs et à sensibiliser les jeunes entrepreneurs aux enjeux de l’innovation technologique.
M. Riyad Baghdadi, enseignant à l’Université MIT de New York, a encouragé les étudiants à saisir les opportunités offertes par l’essor de l’IA pour positionner l’Algérie à l’avant-garde des avancées technologiques mondiales. Il a mis en avant l’importance d’intégrer des technologies comme le Deep Learning et le Machine Learning dans des domaines stratégiques tels que le transport et la médecine, où les progrès technologiques sont essentiels grâce à l’accès accru aux données et aux ressources pédagogiques.
M. Baghdadi a également insisté sur le besoin pour l’Algérie de développer sa propre expertise en IA, notamment dans le domaine de l’IA générative, afin de produire du contenu en ligne pertinent tout en limitant la diffusion de fausses informations et de contenus inappropriés.
De son côté, le médecin et chercheur M. Yacine Abdeldjebbar a conclu en soulignant que les projets des étudiants doivent impérativement répondre à des besoins réels de la société avant de se concrétiser sous forme d’applications basées sur l’IA.
L’université d’Alger joue un rôle clé dans la formation des étudiants, leur fournissant non seulement des compétences techniques, mais aussi les outils nécessaires pour transformer leurs idées en projets viables. En encourageant l’innovation et l’entrepreneuriat, elle contribue activement au développement de l’économie algérienne et à l’adaptation de la société aux évolutions technologiques mondiales.
F.A
