Les missions vers le nord de la bande de Ghaza, théâtre d’une sauvage agression de l’armée sioniste depuis près de huit mois, sont rendues très difficiles par la pénurie d’essence mais aussi les routes détruites, les décombres et le manque d’accès sûr, a dénoncé le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, hier, mercredi. Les points de contrôle de l’armée sioniste sont aussi source de retards, et la mission n’a pas pu accéder à un hôpital à proximité de l’hôpital Al-Ahli, a écrit M. Tedros sur le réseau social X.Dans des conditions difficiles et des combats “intenses”, la mission de l’OMS a, par ailleurs, pu livrer 15.000 litres de carburant – indispensable pour les générateurs de l’hôpital Al-Ahli et la production d’électricité – mais aussi 14 lits médicalisés, des médicaments et du matériel de traumatologie pour couvrir les besoins de 1.500 personnes. Al-Ahli prend en charge deux fois plus de personnes que sa capacité d’accueil, a poursuivi le chef de l’OMS. “Il manque de matériels de chirurgie et le personnel n’est pas payé”. Pour l’heure, aucune opération de chirurgie lourde “ne peut être réalisée le soir, faute de personnel spécialisé”, a-t-il expliqué, ajoutant que l’OMS “essaye de déployer une équipe sur place”.L’agression génocidaire sioniste en cours contre Ghaza depuis près de huit mois a fait 36.171 martyrs et 81.420 blessés, selon un bilan communiqué mercredi par les autorités palestiniennes de la Santé, soulignant qu’un certain nombre de victimes palestiniennes se trouvaient encore sous les décombres et sur les routes, et que les forces de l’occupation empêchaient les ambulances et les équipes de la Protection civile de leur porter secours.Depuis le 7 octobre 2023, l’armée sioniste mène une agression sauvage contre l’enclave palestinienne, entraînant des destructions massives d’infrastructures, en plus d’une catastrophe humanitaire sans précédent.
RI/ Aps
