Plus de 4470 Palestiniens sont tombés en martyrs depuis le début de l’agression sioniste contre Ghaza et la Cisjordanie le 7 octobre, a annoncé hier, samedi, le ministère de la Santé palestinien dans un nouveau bilan.
Par Tinhinane Ait Afrah
Selon l’agence de presse Wafa, le ministère a indiqué que 4473 martyrs sont dénombrés depuis le 7 octobre. “4137 martyrs ont été emmenés aux hôpitaux de la bande de Ghaza, tandis que 84 martyrs sont de la Cisjordanie occupée. 70% des martyrs de la bande de Ghaza sont des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a-t-on souligné de même source. Plus de 15.400 citoyens palestiniens ont été grièvement blessés depuis le début de l’agression, dont 14.000 dans la bande de Ghaza et 1.400 en Cisjordanie occupée. Des quartiers entiers ont été rasés et plus d’un million de personnes ont été déplacées de la ville de Ghaza après le siège imposé par l’entité sioniste à l’enclave palestinienne, déjà soumise à un blocus terrestre et maritime depuis 2007. D’autre part, la Société du Croissant-Rouge palestinien a déclaré avoir reçu une menace de la part des forces d’occupation sionistes de bombarder l’hôpital El-Qods de la Société à Ghaza, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa. Le Croissant Rouge a indiqué dans un communiqué publié vendredi soir que l’occupation a appelé l’association à évacuer immédiatement l’hôpital, notant qu’il comprend plus de 400 patients et environ 12.000 civils déplacés qui se sont réfugiés à l’hôpital comme lieu sûr, en plus du personnel médical. Le Croissant Rouge a appelé le monde à prendre des mesures immédiates et urgentes pour empêcher un nouveau massacre comme celui survenu à l’hôpital Al Ahli à Ghaza, qui a entraîné des centaines de martyr et de blessés de nos citoyens. La ministre palestinienne de la Santé, Mai Al-Kaila a lancé, de son coté, un appel urgent à la communauté internationale et à toutes les organisations internationales concernées par les questions de santé et de droits de l’homme, pour qu’elles interviennent et protègent l’hôpital du Croissant-Rouge El-Qods, à Ghaza des bombardements menacés par les forces d’occupation sionistes. Elle a ajouté que la communauté internationale doit intervenir avant qu’il ne soit trop tard, afin que le massacre de l’hôpital Al Ahli ne se reproduise plus. Meme les organisations internationale ne sont pas épargnées. Au moins 17 employés de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont été tués dans la bande de Ghaza, depuis le début de l’agression sioniste a indiqué hier, samedi, son patron, Philippe Lazzarini. “Jusqu’à présent, la mort dans cette guerre brutale de 17 de nos collègues a été confirmée. Malheureusement, le véritable chiffre sera probablement plus important”, écrit le commissaire-général de l’UNRWA dans un communiqué. Certains “ont été tués chez eux pendant leur sommeil avec leur famille”, précise le responsable. J’insiste sur le fait que depuis le début de l’agression sioniste contre le peuple palestinien, l’UNRWA a régulièrement fourni à toutes les parties concernées la géolocalisation de toutes ses infrastructures dans la bande de Ghaza. Néanmoins, au moins 35 bâtiments ont été touchés jusqu’à présent, certains par des frappes directes”, regrette Philippe Lazzarini. Dans la bande de Ghaza, les frappes aériennes et les bombardements incessants, doublés des ordres d’évacuation par l’entité sioniste, ont conduit au déplacement d’un million de personnes et causé la mort de beaucoup trop de civils”, dit Philippe Lazzarini qui appelle à “un cessez-le-feu humanitaire urgent”. Ce responsable relève que les installations de son agence “sont désormais surpeuplées”, avec 500.000 personnes qui y ont trouvé refuge. Une fois de plus, je rappelle à toutes les parties leur obligation légale et non négociable de protéger les vies des civils, où qu’ils soient, à tout instant, et de s’abstenir de mener des attaques contre des infrastructures civiles, dont les écoles, les hôpitaux, les lieux de culte et les habitations civiles, y compris celles des employés de l’UNRWA, a-t-il exhorté.
T.A.A
