3e  jour de trêve en Palestine Occupée / Bilan catastrophique à Ghaza, assiégée et dévastée par sept semaines d’intenses bombardements sionistes

 

 

  Un nouvel échange d’otages du Hamas contre des prisonniers palestiniens était prévu hier, dimanche 26 novembre, au troisième jour de la trêve à Ghaza, après deux premières séries de libérations.

 

Par  Tinhinane Ait Afrah

 

 

Dans le même temps, les camions d’aide humanitaire continuaient à entrer dans la bande de Ghaza, assiégée et dévastée par sept semaines d’intenses bombardements sionistes depuis le 7 octobre. En Cisjordanie occupée, les heurts se multiplient. Pour rappel, la trêve dans la bande de Ghaza a débuté vendredi 24 novembre à 5h00 GMT, 7h00 heure locale et doit durer quatre jours. En début de soirée samedi, un accord a été trouvé après de nombreux pourparlers : 13 otages israéliens et 4 otages étrangers ont été libérés par le Hamas vers 22 heures (GMT). En échange, 39 prisonniers palestiniens ont été libérés à leur tour par l’entité sioniste. Avant d’arriver à ces libérations, le Hamas avait bloqué pendant quelques heures le processus. Le mouvement palestinien a appelé l’entité sioniste à respecter l’accord et à permettre notamment l’entrée de l’aide humanitaire dans le nord de Ghaza.

L’ONU a annoncé samedi qu’un total de 248 camions d’aide humanitaire sont arrivés dans la bande de Ghaza depuis l’entrée en vigueur la veille de la trêve et sur ce nombre, 61 véhicules ont acheminé du matériel médical, de la nourriture et de l’eau dans le Nord de l’enclave. Pour précision, le bilan des bombardements israéliens dans la bande de Ghaza a fait près de 15.000 martyrs depuis le début de la guerre le 7 octobre, dont 6.150 enfants et 4.000 femmes, a indiqué le ministère de la Santé à Ghaza. Si quelques dizaines de camions sont entrés dans la bande de Ghaza depuis vendredi, la distribution reste compliquée à organiser dans un territoire en ruines. Tout le territoire n’est d’ailleurs pas alimenté en aide de la même façon, comme le rappelle Tamara Alrifai, porte-parole de l’UNRWA. La bande de Ghaza est toujours coupée en deux et le passage du Sud vers le Nord est contrôlé par l’armée sioniste. De son coté, le CICR, le Comité international de la Croix-Rouge, profite de la trêve pour réapprovisionner les hôpitaux encore fonctionnels en médicaments et profite pour alerter sur la situation dans les hôpitaux de la bande de Ghaza. Depuis quelques jours, la situation dans les hôpitaux s’est grandement détériorée a indiqué Lucile Marbeau, porte-parole du CICR. Certains blessés n’ont pas pu être soignés depuis plusieurs jours, leurs blessures se sont infectées et nos collègues nous disent à quel point, malheureusement, ils sont en train d’amputer à tour de bras alors que cela aurait pu être évité si, bien entendu, il y avait eu le traitement nécessaire, a indiqué la porte-parole du CICR. Aujourd’hui, fort heureusement, un peu d’assistance a commencé à rentrer. Nous avons besoin de nettement plus de médicaments, de matériel orthopédique et également du personnel médical de façon massive tant que le cessez-le-feu tient, appelle-t-elle. Le ministère de la santé de l’Autorité palestinienne a déclaré hier, dimanche, qu’au moins huit Palestiniens ont été tués en 24 heures en Cisjordanie par les forces israéliennes. Depuis le 7 octobre, 230 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie, dont 52 enfants, et environ 3.000 personnes ont été arrêtées. D’autre part, un agriculteur palestinien a été tué et un autre blessé hier dimanche après avoir été pris pour cible par les forces sionistes dans le camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de Ghaza, a déclaré le Croissant-Rouge palestinien. Mais qu’en sera-t-il après cette trêve de quatre jours, du fait que les chefs de l’armée sioniste soutiennent, que « lorsque ce cadre sera achevé, nous reprendrons nos opérations avec détermination, afin de poursuivre la libération des otages et le démantèlement complet du Hamas ». Le combat pour la libération de la Palestine semble encore long. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, devrait arriver en Israël cette semaine, sur fond de négociations en vue d’une éventuelle prolongation du cessez-le-feu et de la libération de nouveaux otages, indique-t-on. La visite portera, d’autre part, sur la question des personnes enlevées ainsi que sur la coordination entre l’entité sioniste et les États-Unis pour les prochaines étapes des combats, et sur le désir de l’entité sioniste d’étendre les combats à la partie méridionale de la bande de Ghaza, où se concentre désormais la majeure partie de la population civile. L’armée israélienne, de son coté, interdit, dès à présent, aux déplacés de Ghaza de se rendre dans le Nord. L’armée autorise, « pendant la période de pause humanitaire temporaire », à « se déplacer vers le Sud, en particulier vers le sud de Wadi Gaza», mais pas vers le Nord. Il est également « interdit d’entrer dans la mer » et de « s’approcher à moins d’un kilomètre de la frontière avec Israël », indique  l’armée sioniste dans un message adressé sur X aux habitants de Ghaza, pour préserver « leur sécurité ».

 

T.A.A

 

 

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