Dimanche, trois puissances occidentales — le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie — ont annoncé qu’elles reconnaissaient officiellement la Palestine comme un État souverain et indépendant. Cette décision, présentée comme un moyen de redonner espoir à la paix et de réaffirmer l’objectif d’une solution à deux États, marque un tournant diplomatique majeur.
Par Karim-Akli Daoudi
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a proclamé cette reconnaissance dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, soulignant la volonté de Londres de contribuer activement à relancer un processus politique gelé depuis des années. Il a pris la parole à la veille d’un sommet des Nations Unies, où plusieurs autres pays doivent également officialiser leur position.
À Ottawa, le chef du gouvernement canadien, Mark Carney, a publié un communiqué dans lequel il confirme la reconnaissance de l’État de Palestine, ajoutant que son pays souhaite coopérer avec ses partenaires pour bâtir les conditions d’un avenir pacifique. Il précise que cette décision s’inscrit dans une dynamique internationale visant à préserver la perspective d’une solution négociée.
L’Australie, par la voix de son Premier ministre Anthony Albanese, a fait une annonce similaire. Dans un communiqué, il affirme que Canberra reconnaît non seulement la souveraineté palestinienne, mais aussi les aspirations légitimes de son peuple à disposer de son propre État, aspiration portée depuis plusieurs décennies.
Dès ce lundi, une dizaine d’autres pays européens devraient suivre la même voie lors de l’Assemblée générale de l’ONU, parmi lesquels la France, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, le Luxembourg, Malte, Andorre et Saint-Marin. La semaine dernière déjà, l’Assemblée avait adopté à une très large majorité une résolution réaffirmant son soutien à la création d’un État palestinien.
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