Selon les autorités américaines, deux adolescents ont perdu la vie et trois autres personnes ont été grièvement blessées il y a quelques jours lors d’une fusillade survenue à Houston, dans le sud des États-Unis.
Par Khalil Aouir
Dans le cadre d’une conférence de presse, l’officier de police Luis Menendez-Sierra a fait mention que la fusillade a éclaté samedi soir lors d’une fête impromptue dans un centre commercial du nord de Houston, où un grand nombre de mineurs s’étaient rassemblés. En effet, la police a rapporté qu’un garçon de 16 ans est mort sur les lieux d’une blessure par balle, tandis qu’une jeune fille de 16 ans, également touchée, a été transportée à l’hôpital pour enfants du Texas à Houston, où elle est décédée des suites de ses blessures. Par ailleurs, Une jeune fille de 13 ans, gravement blessée durant la fusillade, se trouve dans un état de santé préoccupante, ainsi que deux autres personnes ont également été atteint par des tirs, a précisé Luis Menendez-Sierra. À titre d’information, d’après le même responsable, la grande majorité des personnes présentes à la fête étaient des mineurs. En conséquence de quoi, les autorités ont ouvert une enquête pour identifier et arrêter les coupables de cette fusillade.
En fait, il faut savoir que le droit de s’armer reste ancré dans la culture et la politique américaines. Inscrite dans la Constitution des États-Unis d’Amérique, la loi suprême du pays, qui s’applique à tous les États fédéraux, le deuxième amendement, rédigé en 1791, garantit que « Le droit du peuple de détenir et de porter des armes ne doit pas être transgressé. ». Ce texte précise que ce droit permet la formation de milices pour assurer la sécurité étant donné qu’à l’issue de l’indépendance américaine (1776), la crainte d’un pouvoir tyrannique à la tête du gouvernement fédéral demeurait effectivement dans l’esprit des pères fondateurs de la Constitution et des États fédérés. À l’époque, les Américains, récemment sortis d’une révolution pour se libérer des Britanniques, avec comme ambition d’établir une démocratie, craignaient que leur indépendance fraîchement acquise ne soit dérobée. Néanmoins d’après les derniers rapports, le nombre de fusillades est aujourd’hui en hausse aux États-Unis. Plus de 600 fusillades de masse ont eu lieu chaque année entre 2020 et 2023, contre une moyenne de moins de 400 entre 2015 et 2018, a indiqué le Gun Violence Archive. L’année 2024 s’annonce, bien entendu, très mal et pourrait être perçue comme la deuxième pire année derrière 2023. Face à la montée de la violence armée, le président américain sortant, Joe Biden, a appelé le Congrès à prendre des mesures afin de lutter contre ce fléau, soulignant qu’il est désormais urgent de réformer la législation sur les armes à feu. La pandémie de COVID-19 a amplifié l’augmentation de la possession d’armes à feu, un phénomène débuté en 2005, suite à l’adoption par le Congrès d’une loi protégeant largement les fabricants d’armes de toute responsabilité en cas d’utilisation criminelle de leurs produits. En tant que principal lobby défenseur des armes aux États-Unis, la National Rifle Association est souvent accusée d’empêcher toute législation qui limiterait l’accès aux armes. Son influence est de facto majeure, tant dans le domaine politique qu’économique.
Kh.A
