Les parties en conflit au Soudan continuaient à s’entredéchirer dimanche, pour le neuvième jours consécutif, faisant fi des appels incessants au cessez-le-feu, alors que la situation humanitaire s’enlise davantage, ce qui a poussé plusieurs pays à évacuer leurs ressortissants et des milliers ivils à fuir vers des pays voisins.
Selon des médias sur place, les tirs et explosions ont encore secoué, dimanche, la capitale Khartoum et ses banlieues, survolées par des avions de combat. Les alentours des aéroports de Khartoum et d’autres villes ont vu également la poursuite de violents combats entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), à coup de bombardements et de raids aériens.
Chaque partie disant contrôler les aéroports de Khartoum et d’autres villes du pays.
Par ailleurs, les quartiers de Khartoum restaient encore dans le noir, en raison des coupures du courant électrique. Le nombre d’hôpitaux fermés, du fait des combats, continue à augmenter.
Selon des médias locaux, pas moins de 72 hôpitaux ont fermé leurs portes devant les patients, faute de moyens et d’équipements nécessaires à leur prise en charge, alors que les denrées alimentaires se font de plus en plus rares sur les étals des commerces, dont la majorité a baissé rideau.
L’un des porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), James Elder, a indiqué que les enfants sont les plus exposés à la malnutrition en raison du manque de denrées alimentaires. “Il y a déjà quelque 50.000 enfants qui souffrent de malnutrition aiguë”, a-t-il déclaré, déplorant “l’incapacité d’acheminer des aides”.
“La vie de ces enfants est menacée”, a-t-il averti. Les hostilités entre les parties en conflit ont fait jusque-là, selon le ministère soudanais de la Santé, plus de 400 morts et 3500 blessés.
R.I
