Le ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, Ahmed Badani, a révélé mardi à Alger que plus de 75 projets innovants et startups sont actuellement en développement dans le secteur de la pêche.
Par Abdelaali Kendoussi
Ces initiatives visent à intégrer des technologies de pointe afin d’augmenter la productivité. Lors de la Conférence algérienne sur l’économie bleue, et par l’intermédiaire de M. Farid Harouadi, inspecteur général du ministère, M. Badani a précisé que ces projets ont reçu la labellisation de la commission nationale compétente.
Parmi ces 75 projets, 34 sont à des stades avancés de mise en œuvre. Ils concernent diverses étapes de la production halieutique, telles que la fabrication d’équipements pour l’aquaculture, la production de jeunes poissons (alevins) de daurade, ainsi que la culture et la transformation d’algues comme la spiruline et l’azolla. Le ministre a également mis en avant le développement de systèmes intensifs d’aquaculture biologique. En outre, 12 incubateurs dédiés à l’innovation dans le secteur de la pêche ont été créés, dont le tout premier, “AQUA-INCUB”, fonctionne au sein du Centre national de recherche et de développement pour la pêche et l’aquaculture (CNRDPA).
Le ministère s’efforce désormais de renforcer les liens entre ces incubateurs et les établissements de formation pour mieux accompagner les porteurs de projets à travers tout le pays.
Concernant les résultats obtenus, la production halieutique a atteint environ 120.000 tonnes à la fin de 2023, dont 7.000 tonnes issues de l’aquaculture marine. Ce dynamisme s’est accompagné de la création de 134 fermes aquacoles, réparties entre milieux marins et eaux douces, avec un total de 16.000 bassins aquacoles peuplés. L’objectif pour 2030 est d’atteindre 100.000 bassins.
De son côté, le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-ups et des Micro-entreprises, Yacine El-Mahdi Oualid, a souligné que les startups labellisées dans le domaine de l’économie bleue contribueront à une exploitation plus durable des ressources maritimes en Méditerranée. Il a réaffirmé le soutien de son ministère aux initiatives qui placent la protection de l’environnement au même niveau que la rentabilité économique.
La première édition de la Conférence algérienne sur l’économie bleue, organisée par l’incubateur “Leancubator” et le projet “Callmeblue MED”, sous le patronage de plusieurs ministères, a rassemblé des participants d’Algérie, de Tunisie, de Mauritanie, d’Italie et de Grèce. Les discussions ont porté sur la transformation du secteur maritime algérien en un moteur de développement durable, à travers l’innovation et la recherche dans des domaines variés tels que la biodiversité marine, le tourisme, l’aquaculture, et l’amélioration des infrastructures maritimes.
A.K
