Les pays membres du groupe des BRICS, réunis à Johannesburg en Afrique du Sud, ont mis en avant l’importance de parvenir à une solution politique qui soit acceptée de manière mutuelle concernant la question du Sahara occidental.
Par Tinhinane Ait Afrah
Cela doit être en accord avec les principes énoncés dans la Charte des Nations unies et les résolutions de la légalité internationale. Le communiqué final de la 15e session du sommet des BRICS déclare : “Nous insistons sur la nécessité d’aboutir à une solution politique durable qui soit mutuellement acceptable pour résoudre la question du Sahara occidental, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et en conformité avec le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO).” Précédemment, lors de la réunion préparatoire au sommet de Johannesburg en avril dernier, les pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) avaient déjà appelé à une solution politique visant à garantir le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Cette réunion avait réuni les vice-ministres des Affaires étrangères et les envoyés spéciaux des BRICS pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) au Cap. Mardi, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, était arrivé à Johannesburg pour participer à la réunion des BRICS/Afrique, qui se tient jeudi dans cette ville sud-africaine. Il avait été invité par les pays du groupe des BRICS, après que les tentatives du Maroc pour annuler la participation du Sahara occidental à cette rencontre eurent échoué. Le Maroc avait tenté de camoufler son échec en publiant par le biais de son agence officielle une information prétendant qu’il s’agissait d’une réunion organisée sur la base d’une initiative unilatérale du gouvernement sud-africain. Par ailleurs, M. Ghali avait également participé à un dîner offert mercredi soir par le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, en l’honneur des plus de 40 chefs d’État et de gouvernement présents à la réunion de Johannesburg. Le groupe des BRICS a également salué les efforts continus des Nations unies, de l’Union africaine (UA) et des organisations sous-régionales, en particulier la coopération entre le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, pour relever les défis régionaux, notamment en ce qui concerne le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde. Dans le même contexte, le groupe a réaffirmé l’importance du principe “des solutions africaines aux problèmes africains” comme base pour résoudre les conflits sur le continent. “Nous soutenons les initiatives africaines pour la paix sur le continent en renforçant les capacités des États africains concernés”, ont ajouté les pays membres des BRICS. Toutefois, le groupe des BRICS a exprimé sa préoccupation face à la montée de la violence au Soudan, en appelant instamment à l’arrêt immédiat des hostilités et à un accès sans entrave de la population soudanaise à l’aide humanitaire. En outre, le groupe reste préoccupé par la situation dans la région du Sahel, en particulier en ce qui concerne la République du Niger, et exprime son soutien à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Libye, conformément au communiqué final.
T.A.A
R.I
