Près de deux millions d’étudiants ont rejoint hier leurs établissements à travers le pays, marquant le coup d’envoi de la rentrée universitaire 2025-2026.
Par Malika Azeb
Dans une volonté affirmée de développer l’université algérienne et d’adapter le système de formation aux réalités économiques ainsi qu’à la transition vers une économie fondée sur le savoir, les autorités ont mis en place plusieurs mécanismes de soutien.
À cet effet, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a mobilisé d’importants moyens matériels et humains afin de permettre aux étudiants, répartis dans les différentes universités et centres de recherche, de se consacrer pleinement à l’acquisition des connaissances et au développement scientifique.
Pour améliorer la qualité de l’enseignement, le ministère a renforcé le corps professoral, qui compte désormais 75 000 enseignants, soit un ratio d’un enseignant pour vingt étudiants, conforme aux standards internationaux. Cette avancée a été rendue possible grâce à l’ouverture de 4 412 postes budgétaires, dont 2 941 pour des enseignants-chercheurs, 719 pour des enseignants hospitalo-universitaires, 156 pour des chercheurs permanents et 185 pour des enseignants contractuels.
Parallèlement, la modernisation du secteur s’appuie sur la généralisation de la numérisation et sur l’actualisation des offres de formation, afin de mieux les adapter aux besoins du marché du travail. Les programmes privilégient désormais des compétences liées à des domaines stratégiques comme l’intelligence artificielle ou l’informatique.
Le dispositif de formation s’élargit également avec la création d’une université des sciences de la santé, l’ouverture d’une licence en anglais médical et l’introduction d’une cinquantaine de nouvelles formations, dont quatorze accessibles aux bacheliers issus des filières littéraires, facilitant ainsi leur insertion dans des métiers en lien direct avec l’économie.
De nouvelles spécialités de Master font également leur apparition cette année, notamment dans le domaine des drones, tandis qu’un doctorat est lancé en conception et fabrication de puces électroniques, en agriculture et élevage de développement ainsi qu’en informatique quantique.
Pour renforcer le lien entre l’université, l’économie et la société, le ministère encourage les nouveaux bacheliers à privilégier les disciplines scientifiques et technologiques, qui connaissent un engouement croissant. Cette année, plus de 65 300 étudiants se sont orientés vers ces filières.
Dans le cadre de la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat, plusieurs réformes ont été engagées. Elles ont permis la création de 422 sous-entreprises universitaires, un nombre appelé à croître jusqu’à 490 d’ici peu, dont 250 sont déjà opérationnelles. De plus, 117 accélérateurs de startups et autant de centres de développement de l’entrepreneuriat ont été installés, tandis que 76 startups étudiantes sont déjà actives, avec un objectif de 235 d’ici la fin de l’année. Ces initiatives devraient générer 15 205 emplois et un chiffre d’affaires estimé à 19,67 milliards de dinars.
Enfin, au-delà des aspects pédagogiques et scientifiques, des efforts considérables sont déployés pour améliorer le cadre de vie universitaire. La construction et l’équipement de nouvelles infrastructures s’accompagnent de la numérisation des services sociaux, afin de moderniser l’hébergement, la restauration et le transport des étudiants. La promotion du sport et des activités culturelles figure également parmi les priorités du secteur.
M.A
