Le groupe Sonatrach a signé, lundi à Alger, un mémorandum d’entente avec l’Autorité arabe pour l’investissement et le développement agricole (AAAID), portant sur le renforcement de la coopération entre les deux parties dans le domaine de l’agriculture. Le document a été paraphé par le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, et le président de l’AAAID, Mohamed Benabid El Mazroui. Le mémorandum d’entente porte sur plusieurs domaines de coopération, notamment l’étude d’opportunités d’investissements conjoints dans les secteurs de l’agriculture et des productions végétales et animales en Algérie. Outre l’échange d’expertises et d’expériences pionnières, le document porte sur la mise en place de projets intégrés, de l’amont à l’aval, dans le domaine agricole. La filiale “Agro-alimentaire activité (3A)” de Sonatrach sera chargée de la mise en œuvre de cet accord. Dans son intervention à cette occasion, le PDG de Sonatrach a mis en exergue l’importance du mémorandum signé avec l’AAAID, un organisme financier arabe indépendant qui contribue au capital de 53 grandes entreprises agricoles dans 12 pays arabes. Le Groupe Sonatrach entend à travers cet accord développer l’expérience de sa filiale “3A” qui a réalisé des investissements dans la région de Gassi Touil (Hassi Messaoud) dans la wilaya de Ouargla sur une superficie de 1000 hectares, a précisé M. Hakkar. Relevant la nécessité de s’orienter vers l’investissement agricole dans ce contexte en particulier, compte tenu de l’importance de ce domaine dans la garantie de la sécurité alimentaire du pays, il a affirmé que Sonatrach dispose des moyens financiers, des capacités techniques et de l’expérience dans la gestion, qui lui permettent de devenir un acteur pionnier dans ce genre de projets. Il a également relevé le rôle de ces projets agricoles qui seront implantés dans les wilayas du Sud algérien, dans la création de postes d’emploi au profit des jeunes. De son côté, le président de l’AAAID a affirmé que le mémorandum d’entente signé avec le groupe Sonatrach allait concourir à la réalisation de l’intégration au mieux des intérêts des deux parties. Ce mémorandum constitue “une phase importante” dans le processus de coopération avec l’Algérie, notamment après la promulgation de la nouvelle loi relative à l’investissement, qualifiée d'”encourageante pour les investisseurs”, a-t-il souligné.
R.A
