Le parlement panafricain, tient sa troisième session ordinaire de la sixième législature, au siège de l’institution à Midrand en Afrique du sud, du 24 au 5 juillet.
Par Malika Azeb
Le parlement panafricain est une assemblée consultative de l’union africaine qui regroupe les députés des pays membres de l’union africaine.
Il a été créé en vertu de l’article 5 de l’acte consultatif de l’UA, et est installé officiellement dans ses fonctions le 28 mars 2004.
Chaque Etat membre est représenté au sein de ce parlement par cinq parlementaires, issus de la majorité et l’opposition, dont au moins une femme élus par leurs organes législatifs nationaux.
Le parlement a dévoilé vendredi à Johannesburg, une loi visant à renforcer les mesures prises par les gouvernements africains pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans leurs pays.
Adoptée par la plénière du PAP tenue le 11 novembre 2022, cette loi vise à servir de source d’inspiration aux Etats membres de l’UA, souhaitant élaborer une législation nationale sur le droit à une alimentation adéquate et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Fortune Charumbia, président du parlement a appelé les parlementaires africains à donner la priorité à la sécurité alimentaire en tant que droit humain.
Le président du parlement estime qu’il est temps d’agir, pour les pays africains afin de pas rester à la traine sur les questions fondamentales liées aux droits humains notamment celui lié au droit à l’alimentation, car l’Afrique a les moyens de produire sa propre nourriture.
Il a souligné que le continent africain est en mesure d’assurer une production alimentaire abondante, et cesser ainsi d’être dépendante des autres continents pour répondre à ses besoins nutritionnels.
De son coté le président de la commission de l’économie rurale, de l’agriculture, des ressources naturelles et de l’environnement au sein du PAP, Didier Molisho a rappelé que cette loi sur la sécurité alimentaire, a vu le jour grâce à la collaboration avec le programme alimentaire mondial (PAM) et l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture(FAO).
Abebe Haile-Gabriel, directeur adjoint de la FAO a relevé que cette loi traduit un engagement de l’institution législative africaine et ses partenaires internationaux à mettre fin à la famine et à la malnutrition en Afrique.
La sécurité alimentaire n’est pas seulement un droit humain fondamental, mais son absence constitue un frein au développement durable, a déclaré la directrice adjointe du bureau global du PAM auprès de l’UA Lydie Kouame.
Elle a ajouté que l’accès à l’alimentation sure est essentiel au bien être des personnes et au progrès général des nations.
M.A
