Six organisations françaises et internationales ont dénoncé l’organisation prochaine d’un gala, à Paris, visant à la “mobilisation des forces francophones sionistes” pour soutenir les massacres de l’entité sioniste en Palestine et au Liban. “La tenue de ce gala dans la capitale de la France, constituerait une injure au droit international et une marque de mépris à l’égard de l’Organisation des Nations unies et pour les ordonnances prononcées par la plus haute juridiction internationale”, affirment les six organisations dans un communiqué commun. Elles précisent que les organisateurs de ce gala, prévue le 13 novembre courant, “ont pour objectif la mobilisation des forces francophones sionistes” alors que l’entité sioniste poursuit ses crimes en Palestine et au Liban. Elles appellent à l’annulation de cet événement qui intervient au moment où l’entité sioniste “poursuit depuis plus d’un an une guerre totale contre le peuple palestinien à Ghaza et aussi en Cisjordanie, en commettant quotidiennement des massacres qui apparaissent comme une stratégie de terreur à l’égard de la population palestinienne”. Le gala est prévu aussi alors que “la Cour Internationale de Justice (CIJ) déclare à travers plusieurs ordonnances que (l’affirmation relative au déroulement) d’un génocide à Ghaza est plausible et où elle rappelle aux Etats qu’il est de leur devoir de tout faire pour empêcher ce génocide”. Les six organisations soutiennent aussi que “la même CIJ a rappelé que la colonisation du territoire palestinien occupé était illégale et a statué que l’occupation (de ce territoire) était (tout aussi) illégale”. Le communiqué note, en outre, que ce gala en faveur des crimes sionistes sera organisé alors que l’Assemblée générale de l’ONU exige que l’entité sioniste se retire des territoires palestiniens. La présidente de l’association sioniste à l’origine de ce gala “révoltant, tient publiquement des propos qui s’apparentent à de l’apologie de crimes de guerre”, traitant les Palestiniens de “barbares” et encourageant le remplacement des populations palestiniennes par des colons sionistes, souligne le communiqué. La présidente de cette même association “a publié sur son réseau social une photo où on la voit participant à une manifestation au poste frontière de Rafah, empêchant les camions d’aide humanitaire d’entrer à Ghaza pour porter secours à la population civile”. Parmi les participants attendus à ce “gala de la haine”, un ministre sioniste chargé des finances et de la tutelle sur la Cisjordanie occupée. Ce ministre habite une colonie et se revendique lui-même “fasciste”, note le communiqué. Depuis que ce responsable sioniste est en poste, “le 29 décembre 2022, le nombre de colonies et les hectares de terres confisqués par (l’entité sioniste) ont augmenté dans des proportions jamais vues depuis les accords d’Oslo”, assurent les signataires du texte. “Aujourd’hui, comment comprendre qu’il soit autorisé à appeler à la haine, à faire l’apologie d’actes criminels sur le territoire français, ce qu’il ne manquera pas de faire, chacun le sait, à partir du moment où il sera autorisé à venir en France”, affirment les six organisations. “Pour la justice, pour le respect de la mémoire des dizaines de milliers de Palestiniens et Palestiniennes massacrés à Ghaza et en Cisjordanie, pour l’arrêt de la monstrueuse guerre d’anéantissement et de conquête menée par (l’entité sioniste) en Palestine et au Liban, ce gala de la haine et de la honte ne doit pas avoir lieu”, clament les organisations. Les signataires du communiqué sont l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), la Confédération Générale du Travail (CGT) et la Fédération Syndicale Unitaire (FSU).
RI
