Le ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, Abbas Araghchi, s’est entretenu ce lundi avec Rafael Grossi, qui dirige l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Leurs discussions ont porté sur des aspects techniques liés au programme nucléaire de Téhéran.
Ce tête-à-tête s’est déroulé dans le lieu de résidence genevois de M. Araghchi, ainsi que le rapporte un communiqué émanant de ses services. Il précède de peu les discussions indirectes programmées mardi dans la cité lémanique entre l’Iran et les États-Unis.
Selon la même source, les deux hommes ont confronté leurs positions sur divers dossiers techniques touchant à la collaboration iranienne avec l’agence onusienne. Il a notamment été question des engagements de garanties de la République islamique et des conséquences d’une loi parlementaire votée en juin dernier, qui prévoit une interruption des coopérations bilatérales.
La délégation iranienne en a également profité pour exposer ses analyses techniques en lien avec le prochain round de discussions avec les Américains. À l’issue de la rencontre, M. Grossi a confié sur les réseaux sociaux avoir mené des “consultations techniques fouillées” afin de préparer au mieux le rendez-vous crucial de mardi.
Plus tôt dans la journée, M. Araghchi avait indiqué qu’il serait épaulé à Genève par une équipe d’experts nucléaires, lesquels ont pris part aux échanges avec M. Grossi pour des “consultations techniques substantielles”. Il a également fait savoir qu’il rencontrerait son homologue omanais, Sayyid Badr bin Hamad Al Busaidi, avant les pourparlers indirects du lendemain.
Affichant sa détermination, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré arriver en Suisse avec des propositions tangibles en vue d’un arrangement “juste et équilibré”, tout en précisant que l’idée de céder devant les pressions était exclue.
La première session de discussions entre les délégations iranienne et étasunienne, pilotées respectivement par M. Araghchi et Steve Witkoff, représentant spécial du président Donald Trump, avait eu lieu le 6 février dans la capitale omanaise. Les médias américains confirment que M. Witkoff conduira à nouveau la délégation des États-Unis lors de cette nouvelle phase à Genève.
KAD
