Jeudi dernier, à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée chaque année le 12 juin, l’Algérie a poursuivi sa campagne de sensibilisation pour lutter contre ce fléau.
Par Ikram Haou
Une cérémonie a été organisée par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, en présence de représentants de plusieurs départements ministériels, d’organisations internationales et des corps de sécurité. À cette occasion, le ministre Fayçal Bentaleb a prononcé une allocution dans laquelle il a réaffirmé l’engagement de l’Algérie en faveur de la protection des droits de l’enfant. Il a souligné que cet engagement repose sur un système législatif et institutionnel intégré, conforme aux principes de justice et d’égalité.
Le ministre a également assuré que le phénomène du travail des enfants en Algérie reste marginal, voire quasiment inexistant comparé à d’autres pays. Pour appuyer ses propos, il a cité les résultats d’une récente campagne de contrôle, menée au cours des cinq derniers mois sur 49 629 entreprises employant plus de 637 000 travailleurs. Seulement cinq cas d’enfants travaillant au-dessus de l’âge légal y ont été relevés. Ces chiffres témoignent, selon lui, de l’efficacité des politiques préventives mises en place, notamment dans le domaine de la sécurité au travail, afin d’éloigner les enfants des milieux professionnels inadaptés à leur âge.
Par ailleurs, M. Bentaleb a salué le travail de la commission sectorielle de prévention et de lutte contre le travail des enfants, en coordination avec l’Organe national pour la protection et la promotion de l’enfance (ONPPE). Il a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale à l’horizon 2030, structurée autour de trois axes fondamentaux : la prévention, le signalement et la protection.
Dans son discours, le ministre a également exprimé sa solidarité avec les enfants de Palestine, victimes de conditions de vie tragiques, marquées par les maladies, les traumatismes, la faim aiguë, la malnutrition et un environnement globalement dégradé. Il a qualifié leur protection de « devoir national et enjeu civilisationnel ».
De son côté, Mme Meriem Cherfi, déléguée nationale à la protection de l’enfance, a rappelé que cette journée constitue une opportunité pour évaluer les avancées de l’Algérie dans le domaine de la protection de l’enfance. Elle a également souligné que l’Algérie fait partie des premiers pays à avoir ratifié les conventions internationales pertinentes en la matière.
I.H
