À Nâama, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a mis en avant le rôle déterminant des étudiants universitaires dans la création d’entreprises. Il a constaté que leur engagement a permis de matérialiser des projets économiques solides.
Par Youcef Hamidi
Lors de sa visite, le ministre a salué les réalisations tangibles des étudiants de l’Université de Nâama, qui ont fondé treize micro-entreprises et startups, complétées par sept autres initiatives. Ces succès démontrent, selon lui, l’efficacité de la formation universitaire et la capacité de l’institution à guider les jeunes vers des réalisations économiques concrètes en un an seulement.
Il a précisé que la stratégie du secteur se concrétise par des dispositifs d’appui alignés sur les impératifs du développement économique local et national, ainsi que sur les besoins du marché de l’emploi. Les centres d’entrepreneuriat, d’innovation et les incubateurs, désormais présents dans toutes les universités, sont essentiels pour convertir les idées, la recherche et les innovations étudiantes en projets viables et commercialisables.
M. Baddari a également rappelé les incitations financières instituées pour les étudiants entrepreneurs et innovateurs dans la loi de finances actuelle. Celles-ci incluent la reconnaissance des brevets et des droits de propriété intellectuelle comme des actifs économiques valorisables. Cette disposition vise à stimuler une culture de l’innovation pérenne, en phase avec la volonté de faire de l’université algérienne un levier central pour bâtir une économie productive, innovante et à forte valeur ajoutée.
Dans le cadre de cette visite, le ministre a aussi examiné plusieurs chantiers destinés à augmenter la capacité d’accueil de l’université. Sont notamment prévues 2 000 nouvelles places pédagogiques pour la prochaine rentrée, un amphithéâtre de 600 places en finition, ainsi qu’un projet de cité universitaire de 1 000 lits, déjà bien avancé.
Y.H
