
Le premier séminaire national dédié à la maintenance des machines tournantes (pompes, turbines, compresseurs, etc.) organisé lundi et mardi à Oran par le groupe Sonatrach a compté parmi ses invités un nombre remarquable de startups.
Par Mohamed Zahar
La présence de ces jeunes entreprises a capté l’attention des participants à cet événement qui a réuni, notons-le, des entreprises relevant du groupe Sonatrach mais aussi des experts de renommée internationale.
Les startups qui commencent à trouver leur place dans la dynamique globale de développement économique du pays marquent désormais leur présence dans le secteur très stratégique de l’énergie, d’où leur présence au séminaire tenu par Sonatrach à Oran.
Ce séminaire a été tenu “dans le cadre de (la) stratégie (de Sonatrach) visant à renforcer la performance et la fiabilité des équipements industriels et à se mettre au diapason des développements technologiques dans ce domaine vital”, indique le groupe dans un communiqué. L’innovation technologique est précisément ce qui a fait que les startups aient été conviées à cette rencontre. Ces jeunes entreprises ont l’avantage avéré d’être toujours au fait des dernières innovations technologiques employées dans le secteur où elles évoluent.
“La rencontre se veut également une opportunité d’échanger les expertises sur les dernières avancées technologiques, et les solutions numériques innovantes, telles que la maintenance prédictive basée sur l’intelligence artificielle et l’internet des objets, ainsi que de s’informer sur les meilleures pratiques adoptées à l’échelle internationale”, ajoute la même source.
“Ce séminaire se veut une occasion propice pour échanger les expertises et les connaissances, afin de contribuer à l’amélioration de la performance et de renforcer la compétitivité dans le secteur industriel”, note encore le groupe.
Les représentants des startups invitées à ce séminaire devraient intervenir aussi lors des débats qui engloberont différentes questions dont la “maintenance prédictive et les stratégies de gestion de la sécurisation des actifs, l’industrie 4.0, les systèmes intelligents, le diagnostic et l’amélioration de la performance des machines, la formation spécialisée, le transfert de technologie, et les techniques de transformation du gaz en hydrogène”, souligne le communiqué.
Les startups, une carte gagnante
Les autorités algériennes ont fait le choix d’impliquer les startups de manière significative dans le développement de différents secteurs économiques en raison de leur potentiel en tant qu’entités économiques à la pointe de la technologie et de l’innovation.
Au mois de mars dernier, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a coprésidé, avec le ministre de l’Economie de la connaissance, des startups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, une réunion de travail consacrée à l’apport des startups au secteur pharmaceutique.
Au cours de cette réunion, les participants ont évoqué des solutions technologiques proposées par des startups en faveur de l’industrie pharmaceutique, indique un communiqué du ministère de l’Industrie pharmaceutique.
M. Ouacim Kouidri a souligné, à cette occasion, “l’impératif d’associer les startups et les micro-entreprises, en leur offrant la possibilité de contribuer à cette dynamique et en les intégrant dans l’économie nationale, conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune”.
Il y a lieu de noter que les universités algériennes se sont fixées comme objectif d’aider les jeunes porteurs d’idées à créer des startups.
Le 16 mars dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Beddari
a supervisé, à l’université Saad Dahlab de Blida, le lancement de trois startups spécialisées dans le domaine de l’agriculture.
Selon le ministre, l’université Saad Dahlab a pour objectif de créer “près de 120 micro-entreprises avant la fin 2025, en plus de 20 startups et 250 brevets d’invention, qui seront valorisés en termes de production et de commercialisation, de manière à renforcer le rôle économique de l’université”.
Il a annoncé, deux jours plus tard, que 60 petites entreprises et 20 startups sortiront cette année de l’université “Abdelhamid Ben Badis” de Mostaganem.
M.Z
