À l’approche de l’Assemblée générale des Nations Unies prévue en septembre à New York, une décision américaine soulève une vive polémique diplomatique : Washington a refusé d’accorder des visas à plusieurs responsables palestiniens souhaitant participer à cet événement international. L’Union européenne a immédiatement réagi, qualifiant cette mesure d’« inquiétante » et contraire aux principes du droit international.
Par Rihab Taleb
Samedi soir, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 pays membres à Copenhague, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a exhorté les États-Unis à reconsidérer leur position. Elle a insisté sur la nécessité de garantir à toutes les délégations un accès équitable aux instances multilatérales.
L’annonce du refus de visas, faite vendredi par les autorités américaines, intervient à quelques semaines seulement de l’ouverture de l’Assemblée générale. Cette décision prive la délégation palestinienne de toute participation aux débats, alors même que la Palestine détient un statut d’État observateur au sein de l’ONU.
La présidence palestinienne, par le biais de l’agence officielle Wafa, a exprimé sa profonde indignation et a dénoncé une atteinte grave au droit international ainsi qu’à l’accord sur le siège des Nations Unies, qui garantit la libre participation des délégations aux réunions officielles. Dans son communiqué, elle a appelé Washington à revenir sur sa décision, réaffirmant son attachement aux résolutions de l’ONU et à la recherche d’une paix durable.
Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la reconnaissance officielle de l’État de Palestine bénéficie d’un soutien croissant à l’échelle internationale. L’Assemblée générale de septembre pourrait constituer un moment décisif pour cette dynamique, à condition que toutes les parties concernées puissent y prendre part librement.
R.T
