Les mines, socle de la souveraineté économique algérienne / Un siècle de combat pour la maîtrise des ressources nationales

 

 

Des spécialistes et chercheurs ont réaffirmé, ce lundi dans la capitale, le rôle fondamental joué par l’industrie minière dans la construction de l’économie nationale. Ils ont insisté sur sa contribution au renforcement de l’indépendance du pays et à la diversification de ses sources de revenus.

Par Halim Dardar

 

Cette réflexion s’est tenue lors d’un colloque de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), dont le thème portait sur le lien entre la quête d’émancipation et la maîtrise des richesses du sous-sol, de 1926 à nos jours. L’événement a réuni des universitaires, des cadres de l’administration ainsi que des acteurs du domaine minier.

Ouvrant les travaux, Abdelaziz Medjahed, patron de l’INESG, a rappelé que cette rencontre était programmée pour marquer le centenaire de la fondation de l’Étoile nord-africaine (ENA). Il a précisé que cette organisation avait, dès l’origine, placé la restitution des ressources, notamment minérales, au cœur de ses exigences politiques.

Il a également rappelé la nationalisation des mines en 1966, un acte fondateur qui a, selon lui, concrétisé la mainmise de l’Algérie sur ses propres matières premières. Auparavant, sous l’ère coloniale, leur exploitation servait avant tout l’industrie de la métropole.

L’historien Saïdi Meziane, de l’ENS de Bouzaréah, a pour sa part souligné que l’ENA avait fait de la pleine possession des richesses du territoire un pilier de son action, une revendication qui allait durablement marquer le combat national. Il a retracé l’histoire extractive du pays en notant que l’exploitation intensive avait commencé dès 1871, avec l’envoi massif de minerais vers la France.

Abordant les enjeux actuels, l’expert Rachid Tridi a rappelé que l’héritage de l’ENA était toujours vivant, la revendication de l’époque étant devenue une réalité avec le contrôle étatique des ressources. Cette mainmise a offert au pays la pleine disposition de son potentiel minéral.

L’économiste Réda Amrani a, quant à lui, pointé le sous-développement de l’exploration minière. Il a appelé à une synergie accrue entre l’ex-SONAREM et Sonatrach pour mieux valoriser les informations géologiques déjà collectées.

Enfin, le géologue Messaoud Houfani a mis en lumière les grands chantiers d’aujourd’hui. Il a cité les complexes de Gara Djebilet, de Bled El Hadba ou encore de Tala Hamza comme des leviers essentiels. Selon lui, ces réalisations majeures vont dynamiser les filières minière et métallurgique, et hisser l’Algérie à une place plus compétitive à l’international.

 

H.D

 

 

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