Le ministre d’État, en charge de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a accueilli mardi, au siège de son département, une délégation de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), dirigée par son vice-président, Olagunju Ashimolowo.
Par Dahmane Abderrahmane
Les échanges ont porté sur les perspectives de collaboration entre l’Algérie et l’institution financière régionale, particulièrement dans les secteurs considérés comme stratégiques : l’énergie, les mines et l’intégration africaine. La rencontre a notamment mis en avant l’importance du soutien de la Banque au financement de projets majeurs tels que le gazoduc transsaharien (TSGP), les infrastructures d’énergie solaire, les réseaux d’interconnexion électrique entre pays du continent, mais aussi l’exploitation et la valorisation des ressources minières et le développement de l’industrie des engrais agricoles.
Au cours de cette réunion, le ministre a présenté les principaux programmes engagés par son secteur. Il a évoqué les avancées dans la transformation et l’exploitation des hydrocarbures, le transport et la distribution de l’électricité, la mise en valeur des ressources minières et les projets liés aux énergies renouvelables. Il a aussi insisté sur l’interconnexion électrique régionale avec les pays voisins, considérée comme un levier essentiel pour la sécurité énergétique du continent.
Arkab a par ailleurs mis en exergue l’expérience réussie de l’Algérie dans l’utilisation généralisée du GPL et du propane en citernes pour alimenter les zones éloignées. Ce modèle, a-t-il affirmé, pourrait être reproduit dans de nombreux pays africains afin de répondre aux besoins énergétiques des populations isolées et de consolider leur sécurité énergétique.
Le ministre a souligné que l’avenir du continent repose sur une coopération accrue dans le domaine des énergies durables et sur le développement de capacités de production et d’interconnexion électrique. À ses yeux, ces efforts sont indispensables pour garantir un approvisionnement sûr et encourager une croissance équitable en Afrique.
Réaffirmant l’engagement de l’Algérie en faveur de l’intégration régionale, Arkab a rappelé la dimension stratégique du projet de gazoduc transsaharien, qualifié de chantier structurant aux retombées économiques et sociales majeures, capable de renforcer la position du continent sur la scène internationale.
Il a également réitéré la volonté de l’Algérie de partager son expertise avec ses partenaires africains dans des domaines tels que l’exploration, l’industrialisation et la formation. À ce titre, il a mis en avant le rôle de Sonatrach et Sonelgaz, ainsi que des entreprises nationales, dans l’accompagnement des pays du continent pour moderniser leurs systèmes énergétiques. Il a aussi rappelé la contribution des instituts spécialisés algériens à la formation de compétences africaines.
La délégation de la BIDC, pour sa part, a salué la vision de l’Algérie et son rôle moteur dans l’intégration africaine. Le vice-président Ashimolowo a exprimé la volonté de la Banque de soutenir et de cofinancer les grands projets structurants, en particulier le gazoduc transsaharien et les interconnexions électriques régionales, considérés comme essentiels pour la sécurité énergétique et le développement socioéconomique du continent.
D.A
