
Plus d’un demi-siècle (65 ans) s’est écoulé depuis le lancement du premier voyage dans l’espace, le premier vol de l’histoire entrepris par Youri Gagarine, cosmonaute soviétique né en Russie, à bord d’un vaisseau spatial Vostok 1.
Par Ikram Haou
Ce vol lui a permis d’atteindre l’orbite terrestre à une altitude d’environ 327 kilomètres en 108 minutes environ, inscrivant ainsi son nom au sommet de la liste des cosmonautes. La rivalité russo-américaine pour les plus grandes réussites économiques, scientifiques et technologiques a toujours existé. Le domaine d’études et de recherche spatiale a également fait l’objet d’une attention particulière et d’une intense compétition entre l’Union soviétique et les États-Unis, chaque pays cherchant à réaliser des exploits spatiaux toujours plus importants. Dans les années 1950, l’Union soviétique a lancé un ambitieux programme spatial visant à envoyer un homme dans l’espace. Youri Gagarine a été choisi comme premier candidat pour mener à bien cette mission, parmi de nombreux prétendants. Il a suivi un entraînement intensif pour faire face à la faible pression due à l’absence de gravité, ainsi que d’autres formations, de sorte qu’il a été décidé de l’envoyer en mission spatiale à bord du vaisseau spatial Vostok 1, à un moment où l’Union soviétique enregistrait une avancée qualitative qui précédait les États-Unis d’Amérique, et où Youri Gagarine a également inscrit son nom dans l’histoire, comme le premier cosmonaute.
Cette mission, et plus particulièrement le retour réussi de Youri Gagarine sur Terre, a ouvert une nouvelle voie et des horizons prometteurs, marquant un tournant majeur dans l’histoire de l’exploration spatiale. On pense généralement que Gagarine a été choisi parmi d’autres candidats en raison de sa vaste expérience dans le domaine. Ingénieur, pilote et parachutiste, il possédait à l’époque les compétences et la lucidité nécessaires pour entreprendre cette mission inédite et éprouvante. Grâce à sa formation, il était capable de gérer la pression. Après la mission de Youri Gagarine, l’exploration spatiale est devenue une priorité absolue pour le monde entier, englobant la recherche scientifique, les inventions, de nombreux vols spatiaux habités, de nouvelles explorations spatiales, et bien plus encore. Tout cela se déroulait dans un contexte de compétition entre l’Union soviétique et les États-Unis.
La réaction des États-Unis au vol spatial de Youri Gagarine en 1961 fut à la fois surprenante et alarmante. Les États-Unis furent déconcertés par l’exploit de l’Union soviétique, car ils s’attendaient à être les premiers à envoyer un homme dans l’espace. Cette performance suscita une vive inquiétude aux États-Unis, qui y virent une menace pour leur sécurité nationale et leur supériorité technologique. En conséquence, les États-Unis décidèrent d’accroître leurs investissements dans leur propre programme spatial, lançant le programme Apollo, dont l’objectif était d’envoyer un homme sur la Lune. Cet objectif fut atteint grâce à la mission de Neil Armstrong. Les États-Unis et l’Union soviétique se lancèrent dans la course à l’espace, chacun s’efforçant de réaliser des avancées spatiales significatives. Le président américain John F. Kennedy appela à une coopération spatiale entre les deux nations, mais cette collaboration ne se concrétisa pas pendant longtemps. Ainsi, on peut dire qu’après le premier vol spatial de Gagarine, effectué par l’Union soviétique, l’espace devint un terrain majeur de compétition technologique, notamment avec les États-Unis, puis avec de nombreuses autres nations. Gagarine écrivit plus tard un livre sur son voyage, intitulé « La Route de l’espace », publié en 1962, dans lequel il décrivait ses expériences dans l’espace, son entraînement et les préparatifs du vol.
Rappelons que la Journée internationale du vol spatial habité a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2011, à l’occasion du 50e anniversaire du premier vol spatial habité de Youri Gagarine. L’idée était de commémorer cet événement historique et de promouvoir l’exploration spatiale pacifique.
I.H
