Les participants à la rencontre organisée, mercredi à Alger, à l’occasion de la célébration du 66ème anniversaire de la Journée de l’étudiant le 19 mai de chaque année, ont appelé les étudiants à “s’ouvrir au monde pour se doter des valeurs universelles du Savoir” et répondre à l’appel de la patrie à contribuer au développement.
Lors de cette rencontre organisée par l’Association Mechaâl Echahid au Forum du quotidien “El Moudjahid”, les participants ont insisté sur “le devoir des étudiants de poursuivre les études fidèlement et avec excellence dans diverses spécialités scientifiques et s’ouvrir au monde pour se doter des valeurs universelles du Savoir et répondre à l’appel de la patrie à contribuer au développement et emboiter ainsi le pas aux aïeux qui se sont sacrifiés pour libérer le pays”.
Le directeur général du quotidien El Moudjahid, Mohamed Koursi a affirmé dans son allocution que “l’Algérie a grandement besoin de développer la recherche scientifique pour mettre à la disposition de la génération montante toutes les connaissances dans différentes spécialités afin de contribuer à la réalisation du développement dans divers domaines”.
Il a rappelé l’apport de l’élite algérienne pendant la glorieuse guerre de libération, “en optant pour la lutte armée afin de contribuer à l’aide de ses connaissances et de ses compétences scientifiques et de son intelligence à sensibiliser le peuple algérien à sa cause légitime et prendre en charge les affaires administratives et organisationnelles nécessaires”.
La moudjahida Zohra Drif Bitat a évoqué dans son intervention “les raisons qui l’ont menée à rejoindre la guerre de libération avec plusieurs étudiants algériens”, ajoutant que la pauvreté, la marginalisation et la répression dont souffrait le peuple algérien à l’époque du colonialisme français “figurent parmi les raisons” qui l’ont conduite à “quitter les bancs de l’école et porter les armes et soutenir le Front de libération nationale et son armée face au colonialisme abject”.
Dans ce sens, elle a appelé la génération montante à se remémorer les sacrifices des prédécesseurs et à prendre connaissance de l’histoire de l’Algérie, insistant sur l’impératif de répondre à l’appel de la Nation, à travers la connaissance de l’histoire de la Guerre de libération, l’Algérie ayant grandement besoin des compétences de ses enfants pour porter le flambeau dans tous les domaines économiques et scientifiques de manière à réaliser la prospérité et à conforter sa position dans les fora régionaux et internationaux.
Pour sa part, Samira Abboud, chercheure en histoire, a évoqué la grève des étudiants le 19 mai 1956 à laquelle a adhéré la gent féminine qui a choisi de quitter les bancs de l’école et de prendre les armes aux côtés des hommes.
“Les étudiantes se sont mobilisées pour contribuer au succès de la Guerre de libération, en apportant leurs connaissances dans tous les domaines, particulièrement en médecine et en soins infirmiers”.
A l’époque, les étudiantes étaient chargées, entre autres, de transmettre les principes et objectifs de la Guerre de libération à la population notamment les femmes et de collecter des informations sur les actions de l’ennemi.
De son côté, le sénateur Saleh Laaouir a apporté des témoignages sur les souffrances endurées par le peuple algérien durant l’occupation française, particulièrement dans les hameaux et villages, ce qui les a amenés à porter les armes contre le colonialisme pour retrouver leur dignité et recouvrer leur indépendance.
APS
