
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a regretté hier, dimanche, que le Conseil de sécurité n’ait pas exigé un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, condamnant les divisions qui ont « paralysé » l’organisation mondiale. Intervenant au Forum de Doha au Qatar, Antonio Guterres a déclaré que le Conseil était « paralysé par des divisions géostratégiques » qui compromettent les solutions à la guerre en Palestine. L’autorité et la crédibilité du Conseil ont été gravement compromises par sa réaction tardive au conflit, a-t-il déclaré, deux jours après qu’un veto américain a empêché l’adoption d’une résolution
appelant à un cessez-le-feu à Ghaza. « J’ai réitéré mon appel à la déclaration d’un cessez-le-feu humanitaire », a-t-il déclaré lors du forum. « Malheureusement, le Conseil de sécurité ne l’a pas fait », a-t-il ajouté. « Je peux vous promettre que je n’abandonnerai pas. » Antonio Guterres avait convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après deux mois de combats qui ont fait plus de 17.700 morts à Ghaza, selon le ministère local de la Santé à Ghaza. Le secrétaire général a invoqué l’article 99 de la Charte des Nations unies, rarement utilisé, pour porter à l’attention du Conseil « toute question qui, à son avis, pourrait menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Cette règle n’avait pas été invoquée par un chef de l’ONU depuis des décennies. « Nous sommes confrontés à un risque grave d’effondrement du système humanitaire », a déclaré Antonio Guterres lors du Forum de Doha.
T.A.A
