Une enveloppe financière de 906 milliards de dinars a été débloquée pour améliorer la gestion des infrastructures hydriques en Algérie. Cette initiative a été annoncée lors de la rencontre Gouvernement-Walis, organisée mardi et mercredi au Centre international des conférences à Alger, sous le thème : « Collectivités locales, locomotives du développement national ». La rencontre s’est tenue sous la présidence du chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune.
Par Malika Azeb
Dans le cadre de ce programme, le président de la République a annoncé la mise en œuvre de plusieurs projets, notamment la construction de cinq stations de dessalement d’eau de mer, afin de répondre à la demande croissante en eau potable.
Lors de cet événement, le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, a souligné que des ressources financières conséquentes ont été mobilisées ces cinq dernières années pour renforcer les infrastructures hydrauliques.
En raison de l’attention particulière accordée par les autorités à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, des investissements majeurs ont été réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques, y compris celui de l’hydraulique. Ce dernier a bénéficié d’une enveloppe globale de 906 milliards de dinars pour concrétiser divers projets structurants.
Le ministre a précisé que 188 milliards de dinars ont été affectés au raccordement des stations de dessalement d’eau de mer, 70 milliards de dinars à la réalisation de puits, et 34,83 milliards de dinars à la réhabilitation et au développement des stations de traitement des eaux usées. Ce dernier poste s’inscrit dans un programme global doté de 155 milliards de dinars, destiné à la réutilisation des eaux usées traitées.
Grâce à ces investissements, de nombreux projets ont été concrétisés, dont :
- Le raccordement de huit grandes stations de dessalement aux réseaux d’approvisionnement en eau potable.
- La mise en service de huit grands projets de transfert d’eau, incluant l’interconnexion des barrages dans diverses régions.
- La finalisation du projet de transfert des eaux du champ de Guetrani, dans la wilaya de Béchar, avec une capacité de production totale de près de 80 000 m³/jour.
- La réalisation de plus de 1 200 puits pour l’approvisionnement en eau potable.
En raison de la faible pluviométrie, 19 nouveaux systèmes de filtration ont été installés, et 11 stations existantes ont été réhabilitées. Par ailleurs, des travaux d’aménagement ont été lancés pour six barrages d’une capacité globale de 642 millions de mètres cubes.
Malgré les défis liés au stress hydrique, la production effective d’eau en Algérie reste au-dessus du seuil des 3 milliards de m³/an. Cette production se répartit comme suit :
- 55 % provenant des eaux souterraines.
- 25 % des eaux de surface.
- 20 % des eaux salées, traitées grâce aux stations de dessalement.
Les efforts du gouvernement ont également permis de raccorder 98 % de la population au réseau d’approvisionnement en eau potable (AEP), renforçant ainsi la résilience face aux baisses du niveau des barrages et contribuant à l’amélioration des services publics liés à l’eau.
Cette enveloppe budgétaire exceptionnelle témoigne de la volonté des autorités algériennes de garantir la sécurité hydrique à long terme. Les infrastructures modernisées contribueront non seulement à répondre aux besoins immédiats de la population, mais également à soutenir le développement durable à l’échelle nationale.
M.A
