Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé lundi une batterie de mesures inédites qui vise à accentuer la pression diplomatique sur l’entité sioniste, qu’il accuse de commettre un génocide dans la bande de Gaza depuis près de deux ans.
Par Rihab Taleb.
Lors d’une allocution télévisée, Sanchez a déclaré dans détour, que ce que font les sionistes à Gaza, c’est exterminer une population sans défense. Une prise de position rare et tranchée dans le paysage européen. Depuis 2023, l’Espagne applique de facto une interdiction d’exportation d’armes vers l’entité sioniste. Le gouvernement entend désormais inscrire cette mesure dans la loi, en urgence, pour en faire une interdiction permanente. Cette décision s’inscrit dans une volonté de cohérence politique et de fermeté face à ce que Sanchez qualifie de crimes de guerre.
Madrid va également interdire l’accès à ses ports aux navires transportant du carburant destiné à l’entité sioniste. De même, les aéronefs seront bannis de l’espace aérien espagnol. Ces mesures visent à entraver la logistique militaire des colonisateurs et à envoyer un signal fort à la communauté internationale.
Le chef du gouvernement espagnol a ensuite annoncé que les individus qui sont directement impliqués dans le génocide, violant les droits humains et commettant des crimes de guerre à Gaza seront interdits d’entrer sur le territoire espagnol. Une mesure qui pourrait concerner des responsables politiques, militaires ou industriel.
Parmi les autres décisions figure l’interdiction des importations en provenance des colonies israélienne illégale, notamment en Cisjordanie occupée. Cette mesure s’aligne sur les résolutions internationales condamnant l’expansion des colonies et leur exploitation économique.
Sur le plan humanitaire, l’Espagne augmentera sa contribution à l’UNRWA, l’agence des Nation unies pour les réfugiés palestiniens, de 10 millions d’euros. En parallèle, Madrid s’engage à fournir 150 millions d’euros supplémentaires d’aide humanitaire à Gaza s’ici 2026.
Pedro Sanchez a conclu : « Nous savons que ces mesures ne suffiront pas à mettre fin aux crimes de guerre, mais nous espérons qu’elles permettront de faire pression sur Netanyahu et d’alléger les souffrances du peuple palestinien. »
