Mohamed El Maamoune Al Kacimi Al-Hoceini, recteur de Djamaâ El Djazaïr, a rendu hommage, samedi dernier, à Mouloud Kacem Nait Belkacem, penseur, figure du réformisme national et icône de la pensée pédagogique, né le 6 janvier 1927 et décédé le 27 août 1992.
Par Malika Azeb
Cet hommage a été exprimé à l’occasion d’une conférence tenue lors d’une journée d’étude intitulée : « Mouloud Kacem Nait Belkacem, homme du réformisme national et icône de la pensée pédagogique », organisée par l’Association des Oulémas musulmans algériens à la maison de la culture Houari Boumédiène de Sétif.
Le recteur a salué les qualités intellectuelles et les engagements de cet homme qui a constamment cherché à concilier authenticité et modernité. Il a souligné son rôle dans l’édification de la nation algérienne et sa contribution significative au développement du secteur de l’éducation, notamment à travers la promotion de la langue arabe.
Il a également mis en lumière l’intérêt profond que portait Mouloud Kacem Nait Belkacem à l’authenticité, comme en témoignent ses écrits et ses discours. Ceux-ci reflètent une vision éclairée et équilibrée de la conciliation entre les valeurs traditionnelles et les exigences de la modernité.
Mohamed El Maamoune Al Kacimi Al-Hoceini a appelé à s’inspirer du parcours de ce penseur et à valoriser son héritage intellectuel en le transmettant aux jeunes générations. Il a affirmé :
« Nous comprenions à travers ses discours que cette conciliation est possible lorsque la société vit son islam dans l’attachement à ses valeurs constantes et à ses principes éternels, tout en restant ouverte aux évolutions imposées par les réalités et les besoins de chaque époque. »
Poursuivant son intervention, le recteur a rappelé que l’histoire retiendra les positions honorables de Mouloud Kacem, notamment sa défense des biens waqfs, de la langue arabe, et des valeurs de l’islam, toujours dans une perspective d’unité nationale et de résistance aux projets d’évangélisation visant l’Algérie.
Il a également déclaré :
« L’État ne peut être fort que par le savoir et grâce à des hommes éclairés. Il n’existe pas de contradiction entre l’islam, la langue arabe et l’amazighité : ces éléments sont complémentaires lorsque les esprits sont matures. L’éducation ne se limite pas à des méthodes ; elle repose aussi sur des exemples vivants et des figures inspirantes. »
La journée d’étude a réuni des universitaires, des représentants des autorités locales ainsi que plusieurs personnalités religieuses, parmi lesquelles les cheikhs Abderrazak Guessoum, Mohamed Seghir Belaalam, Saïd Maaoual, Mouloud Aouimer et Salah Belaïd. Tous ont insisté sur l’importance du rôle de Mouloud Kacem dans le renforcement de l’identité nationale à travers la défense des fondements de la personnalité algérienne.
Dans son allocution, le Dr Abdelhalim Kaba, président de l’Association des Oulémas musulmans algériens, a souligné que cette journée d’étude était une occasion précieuse de retracer le parcours d’un intellectuel ayant marqué l’histoire nationale et incarné la richesse de l’identité algérienne dans toutes ses dimensions.
Plusieurs communications ont été présentées lors de cette rencontre, notamment :
- « Mouloud Kacem Nait Belkacem, l’homme et le projet »
- « Le souci de renaissance chez Mouloud Kacem Nait Belkacem »
- « Mouloud Kacem : douce symphonie et mélodie nationale »
M.A
