Le lundi, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a fait part de son inquiétude concernant l’escalade des violences perpétrées par les colons en Cisjordanie sous occupation, ainsi que les revendications sionistes visant à annexer des territoires palestiniens.
Par Karim-Akli Daoudi
Lors de l’ouverture du Conseil des droits de l’homme à Genève, Guterres a déclaré : « Je suis profondément alarmé par l’intensification des actes de violence et des autres exactions commises par les colons en Cisjordanie, ainsi que par les appels à l’annexion. »
Il a également insisté sur la nécessité de préserver le fragile cessez-le-feu en vigueur à Gaza depuis le 19 janvier. « La population de Gaza a déjà enduré trop de souffrances. Il est impératif d’établir un cessez-le-feu durable, de libérer tous les otages encore détenus, et de progresser de manière irréversible vers une solution à deux États, mettant fin à l’occupation et permettant la création d’un État palestinien indépendant, dont Gaza serait une partie indissociable », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, l’entité sioniste a annoncé dimanche avoir expulsé des dizaines de milliers de Palestiniens de trois camps de réfugiés situés dans le nord de la Cisjordanie, leur interdisant de retourner chez eux. Ces expulsions interviennent dans le contexte d’une opération militaire menée depuis un mois dans la région, qui a déjà causé de nombreuses victimes.
Les forces d’occupation ont poursuivi lundi leur offensive contre la ville de Jénine et son camp de réfugiés, marquant ainsi le 35e jour consécutif de violences. Cette agression a entraîné la mort de 27 personnes, des dizaines de blessés, ainsi que des destructions massives d’infrastructures et de propriétés.
De même, la ville de Tulkarem et son camp de réfugiés subissent une attaque sioniste continue depuis 29 jours, ayant déjà fait au moins 13 morts et conduit à l’arrestation de dizaines de personnes, provoquant également des déplacements forcés à grande échelle.
KAD
