Face à la recrudescence des violences au Darfour du Nord, l’Union africaine (UA) a manifesté, , une préoccupation majeure. Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, a condamné fermement l’aggravation du conflit, insistant sur la nécessité d’un arrêt urgent et sans condition des affrontements.
Par Karim-Akli Daoudi
Les récentes offensives des Forces de soutien rapide (FSR) autour d’El Fasher, notamment dans les zones abritant les camps de déplacés de Zamzam et d’Abu Shouk, ont été dénoncées avec vigueur. Ces assauts, selon Youssouf, ont provoqué des pertes civiles dramatiques, touchant des enfants et des personnels humanitaires. Il a qualifié ces exactions de manquement flagrant aux conventions internationales sur les droits humains et le droit humanitaire.
L’UA a réitéré ses appels pour un accès sécurisé et complet des organismes d’aide, exigeant des FSR la levée immédiate des blocages entravant les secours. L’institution panafricaine a également rappelé ses précédentes résolutions du Conseil de paix et de sécurité, réclamant une désescalade prioritaire afin de sauvegarder les populations vulnérables et relancer les processus de paix.
« La protection des civils et la stabilité du Soudan doivent guider toutes les décisions », a martelé l’organisation, soulignant l’impératif d’un retour au calme pour envisager un avenir durable.
Déclenchée en avril 2023, cette guerre a déjà entraîné, d’après l’ONU et les autorités soudanaises, un bilan catastrophique : plus de 15 millions de déplacés et un nombre de morts ayant dépassé les 20 000 victimes.
KAD
