Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) tire la sonnette d’alarme face à la situation dramatique à Gaza, affirmant qu’en moyenne, 28 enfants y sont tués chaque jour en raison des bombardements israéliens et de la famine qui sévit dans l’enclave palestinienne, ravagée par un conflit d’une extrême violence depuis octobre 2023.
Par Yakout Abina
L’Unicef a qualifié la situation de véritable « cimetière pour des milliers d’enfants ». Le nombre de victimes parmi les plus jeunes est passé de quelques dizaines à des centaines, puis à des milliers en l’espace de quelques semaines seulement. Les chiffres sont glaçants : plus de 3 450 enfants auraient déjà perdu la vie, un bilan qui ne cesse de s’alourdir de jour en jour.
L’organisation souligne également que les menaces pesant sur les enfants dépassent largement les frappes aériennes. La malnutrition est en forte augmentation : plus de 9 000 enfants atteints de malnutrition aiguë ont été pris en charge depuis le début de l’année. Le blocus imposé à l’aide humanitaire empêche l’acheminement des produits de première nécessité, exposant la population infantile à un risque croissant de famine, de maladies et de décès évitables.
Catherine Russell, directrice générale de l’Unicef, a lancé un appel urgent à un cessez-le-feu immédiat, dénonçant la situation intenable dans la bande de Gaza. D’après l’organisation, plus de 1 500 Palestiniens ont été tués depuis le mois de mai en tentant d’accéder à des points de distribution d’aide humanitaire, souvent pris pour cible par les forces israéliennes.
Ces chiffres traduisent la gravité des dangers auxquels est confrontée la population civile. L’Organisation des Nations Unies a à plusieurs reprises alerté la communauté internationale sur l’impérieuse nécessité de mettre fin aux hostilités afin de permettre l’acheminement sécurisé de l’aide et de protéger les populations, en particulier les enfants, pris au piège de ce drame humanitaire.
Y.A
