Le Premier ministre palestinien, Muhammad Shtayyeh, a souligné, lundi, la nécessité de rendre une décision urgente de la Cour internationale de justice pour mettre fin à l’agression en cours pour le 101ejour consécutif contre la bande de Ghaza, qui est exposée à l’enfer du génocide, du nettoyage ethnique, de la famine, des abus, de la torture et des tueries quotidiennes, qui ont jusqu’à présent fait près de 100.000 morts, blessés et disparus, a rapporté l’agence de presse Wafa.
Au début d’une réunion gouvernementale, le Premier ministre palestinien a exprimé l’espoir que la décision du tribunal sera professionnelle et légale, fondée sur la loi internationale et le droit international humanitaire, et que la décision initiale devrait porter sur l’arrêt de l’agression, avant que les juges ne soient remplacés à la fin de ce mois.
Il a souligné que 101 jours se sont écoulés depuis que la bande de Ghaza était plongée dans l’obscurité, sans électricité, sans eau, sans médicaments et sans communications, et dans une mort qui a coûté la vie à des enfants, des femmes et des personnes âgées, en plus de ceux qui étaient en vie déplacés de leurs maisons détruites, estimé à environ 1,7 million de personnes.
Shtayyeh a exigé que l’agression contre le peuple palestinien doit cesser, et que des quantités suffisantes de nourriture et d’aide humanitaire soient apportées et que la centrale électrique et le réseau d’eau soient redémarrés.
«Les États-Unis, l’Europe et les sponsors d’Israël sont tenus de mettre un terme aux crimes d’Israël. Israël aujourd’hui n’écoute personne, et vous devez passer des soins politiques aux sanctions contre cet État criminel», a ajouté le Premier ministre palestinien cité par Wafa.
«Nous exigerons qu’Israël, devant les tribunaux internationaux, supporte l’intégralité des coûts de tout ce qu’il a détruit dans la bande de Ghaza, et qu’il assume l’entière responsabilité de la vie de notre peuple contre lequel il a commis des crimes», a-t-il poursuivi exprimant son espoir que la presse internationale soit autorisée à accéder à la bande de Ghaza, afin que les crimes qui y sont commis soient documentés, alors qu’Israël empêche la presse internationale d’y accéder.
Shtayyeh a appelé la Croix-Rouge à exercer toutes les pressions possibles pour atteindre les détenus par l’entité sioniste dans des lieux inconnus, dont certains sont décédés, en plus de continuer les abus contre les détenus dans toutes les prisons d’occupation, qui comptent 9.000 prisonniers, dans des conditions pour le moins inhumaines.
Vidéoconférence entre juristes palestiniens et sud-africains
Le président de l’ordre des avocats palestiniens, Fadi Abbas, ainsi que des membres du Conseil du Barreau, les avocats Louay Abu Jaber et Muhammad Al-Harini,ont rencontré, par vidéoconférence, le président du syndicat général d’Afrique du Sud, Myron Durance, la présidente de l’association de la loi, Linyai Mabing, et des représentants de l’Association des avocats noirs et de l’Association des avocats démocrates d’Afrique du Sud, a rapporté hier l’agence de presse Wafa.
Fadi Abbas a salué, de nouveau, au nom du syndicat des avocats palestiniens, représenté par son conseil et son comité général, à la République d’Afrique du Sud, à son peuple et à sa communauté juridique pour leur position historique et honorable en faveur du peuple palestinien, qui s’est traduite dans la dernière étape qu’elle a prise devant la Cour internationale de justice, en une victoire du droit, des valeurs de l’humanité et des objectifs de la Charte des Nations unies. Il a souligné l’importance d’encadrer la coopération entre l’ordre des avocats palestiniens et le Syndicat général des avocats d’Afrique du Sud, ainsi que les associations et institutions juridiques représentées à la rencontre, dans le cadre de la défense du principe de la primauté du droit, de la promotion des droits de l’homme et de la dévotion de la justice dans son concept global.
Pour sa part, Durance a affirmé l’engagement juridique et moral que le syndicat général des avocats de l’Afrique du Sud, a envers le peuple palestinien et sa cause juste comme déterminants inaliénables, tandis que Mabing et les représentants des autres associations ont salué cet engagement de la communauté juridique sud-africaine, en se tenant aux côtés du peuple palestinien.
RI
