Le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie et celui de l’Industrie ont officialisé lundi, à Alger, un partenariat stratégique à travers la signature d’une convention-cadre. Cette entente vise à renforcer la synergie entre les deux secteurs dans leur démarche de transition vers une économie à la fois durable et respectueuse de l’environnement.
Par Youcef Hamidi
La signature a eu lieu en marge d’une journée d’étude consacrée aux compétences dans le secteur du froid, tenue à l’occasion de la Journée mondiale du froid (26 juin). La cérémonie a été présidée par les ministres Nadjiba Djilali et Sifi Ghrieb, en présence de plusieurs hauts responsables, dont le secrétaire d’État aux Énergies renouvelables, Noureddine Yassaâ, le président du Conseil national économique, social et environnemental, Mohamed Boukhari, ainsi que des membres du Parlement et des représentants d’organisations patronales.
L’accord vise à atteindre des objectifs partagés, à commencer par une meilleure prise en compte des exigences environnementales dans l’activité industrielle. Il prévoit notamment de soutenir les entreprises dans l’adoption de procédés plus respectueux de l’environnement, de promouvoir l’économie circulaire, et de favoriser l’émergence de coopérations interentreprises en matière de gestion des déchets industriels.
L’un des axes majeurs de la convention concerne la mise en place d’un dispositif national de mesure de l’empreinte carbone des produits destinés à l’exportation. Cet outil permettra d’aligner les standards algériens sur les exigences internationales, tout en améliorant la compétitivité des produits locaux sur les marchés extérieurs.
Lors de son intervention, la ministre de l’Environnement a salué cette avancée qu’elle qualifie de tournant important vers une économie plus verte. Elle a insisté sur la nécessité de coordonner les efforts entre les différentes institutions concernées afin de concilier performance économique et préservation de l’environnement. Elle a également souligné l’engagement de son département à accompagner les entreprises dans l’intégration des normes environnementales internationales.
De son côté, le ministre de l’Industrie a insisté sur le rôle central de cette convention dans l’intégration des enjeux environnementaux au cœur des politiques industrielles. Il a affirmé que l’Algérie œuvrait à une transformation profonde de son appareil productif, fondée sur des pratiques industrielles sobres en carbone, une amélioration de l’efficacité énergétique, et l’usage de technologies propres. Il a aussi mis en avant la volonté de privilégier, dans le commerce extérieur, l’importation de produits industriels respectueux de l’environnement.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans les orientations de l’Algérie nouvelle, qui mise sur un développement économique durable, une meilleure gestion des ressources et une croissance plus responsable. À travers cette convention, les autorités entendent poser les fondements d’une industrie nationale moderne, soucieuse de son impact écologique et capable de répondre aux défis climatiques de demain.
Y.H
