Le cyclone Kalmaegi a provoqué d’immenses destructions aux Philippines, entraînant de violentes inondations et un bilan humain particulièrement lourd. La région de Cebu, située au centre du pays, figure parmi les plus durement touchées. Selon les autorités locales, au moins 93 personnes ont perdu la vie, tandis que des milliers d’habitants ont été contraints d’abandonner leurs foyers face à la montée des eaux.
Par Chaimaa Sadou
La tempête a frappé de plein fouet l’archipel, submergeant des zones entières sous des torrents boueux et dévastant les infrastructures. Dans la région centrale de Cebu, plusieurs villes ont été complètement inondées. Pris au piège, de nombreux habitants ont trouvé refuge sur les toits des maisons pour échapper aux flots impétueux qui emportaient tout sur leur passage — véhicules, conteneurs et débris divers.
D’après le dernier rapport publié par la protection civile, le nombre de victimes s’élève à 93 morts. Dans la ville de Liloan, appartenant à la métropole de Cebu, 35 corps ont été retrouvés, portant à 76 le total des décès dans cette seule région. À l’échelle nationale, 17 morts supplémentaires ont été recensés, tandis que 26 personnes demeurent portées disparues.
Face à la violence du phénomène, environ 400 000 habitants ont été évacués par mesure de précaution avant l’arrivée du typhon. Selon Charmagne Varilla, spécialiste en météorologie, Kalmaegi a déjà égalé la moyenne annuelle des typhons qui frappent l’archipel. Les prévisions indiquent en outre que trois à cinq nouveaux cyclones pourraient encore toucher le pays d’ici la fin de l’année.
Cette catastrophe met en lumière la nécessité urgente de renforcer les dispositifs de prévention et d’alerte. Les Philippines, exposées chaque année à de puissantes tempêtes tropicales, doivent consolider leurs infrastructures et améliorer la coordination entre les services de secours et les autorités locales. Les experts appellent à un système d’alerte plus efficace, capable de réduire les pertes humaines et matérielles lors des prochaines calamités naturelles.
C.S
