Comme attendu, l’entité sioniste ne s’est pas contentée d’accepter le verdict de la CIJ et faire en sorte d’exécuter ses décisions, au contraire.
Par Tinhinane Ait Afrah
Connue pour son caractère versatile, l’entité sioniste est allée cette fois, pour continuer à perpétrer ses crimes, accuser les membres de l’organisation internationale UNRWA d’avoir participé à des actes « terroristes ». L’annonce a tout de suite fait des émules parmi les Etats qui ne se cachent pas de soutenir l’entité sioniste quelle que soient les circonstances. Les États-Unis ont annoncé la suspension de toute aide additionnelle à l’Unrwa, suivis par plusieurs autres pays, dont Italie, Canada, Australie, Royaume-Uni, Finlande et Allemagne. Ces décisions considérées sans fondement puisque émanant des seuls propos de l’entité sioniste ont fait réagir le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui a exhorté hier, dimanche 28 janvier, les pays ayant suspendu leur financement à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) dans la tourmente, à « au moins garantir » la poursuite de ses opérations, essentielles à deux millions de personnes. L’agence, au cœur de l’aide humanitaire à Ghaza, a annoncé le 26 janvier s’être séparée de plusieurs employés accusés d’être impliqués dans l’attaque le 7 octobre par le mouvement Hamas en Israël, sur la base d’informations des autorités sionistes. « Bien que je comprenne leurs inquiétudes – j’ai été moi-même horrifié par ces accusations – j’exhorte vivement les gouvernements qui ont suspendu leurs contributions à au moins garantir la continuité des opérations de l’Unrwa », a plaidé Antonio Guterres dans un communiqué. « Deux millions de civils à Gaza dépendent de l’aide critique de l’Unrwa pour leur survie au quotidien mais le financement actuel de l’Unrwa ne lui permettra pas de répondre à tous les besoins en février », a-t-il insisté. « Les présumés actes abjects de ces employés doivent avoir des conséquences. Mais les dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui travaillent pour l’Unrwa, beaucoup dans des situations parmi les plus dangereuses pour des travailleurs humanitaires, ne devraient pas être pénalisés. Il faut répondre aux besoins urgents des populations désespérées dont ils s’occupent », a ajouté le secrétaire général de l’ONU. Pour rappel, la Cour internationale de justice (CIJ) a déclaré vendredi qu’Israël devait empêcher tout éventuel acte de « génocide » à Ghaza. Trouvant ces ordonnances juridiquement contraignantes, l’entité sioniste veut quand même continuer le massacre en utilisant l’autre arme, la faim, comme moyen de génocide et pour ce faire, accuser l’UNRWA de terrorisme pour enfin limiter les aides humanitaires à destination des civiles palestiniens. Le pire des criminels ne peut pas être plus sournois. Et pour preuve, malgré la décision de la CIJ, la ville de Khan Younès, au sud de la bande de Ghaza, continue d’être bombardée sans relâche. Des dizaines de Palestiniens sont tombés en martyrs et plusieurs autres ont été blessés, dimanche, au 114e jour consécutif de l’agression des forces d’occupation sionistes continue contre la bande de Ghaza, a rapporté l’agence de presse Wafa. Par ailleurs, le Croissant-Rouge palestinien a rapporté que les bombardements et tirs de l’armée d’occupation se poursuivaient à proximité de l’hôpital “Al-Amal” à Khan Younis. Le Croissant-Rouge palestinien (PRCS) alerte, de son coté, sur la situation dramatique à l’hôpital al-Amal de Khan Younès, qui ne dispose plus de réserves d’oxygène et qui, de ce fait, ne peut plus effectuer d’opérations chirurgicales. Selon le porte-parole du ministère de la Santé à Ghaza, Ashraf al-Qudra, l’hôpital Nasser de Khan Younès est en pénurie d’anesthésiants et d’autres médicaments indispensables aux soins intensifs, mais également en pénurie de stocks de sang. Selon le ministère de la Santé à Ghaza hier, 28 janvier, 26.422 personnes ont été tuées à Ghaza depuis le début de l’agression sioniste, le 7 octobre. Les martyrs sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. Il est dénombré, par ailleurs, plus de 65.000 blessés.
T.A.A
