
Le commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), Philippe Lazzarini, a alerté sur le risque imminent de famine dans le nord de la bande de Ghaza, ravagé depuis plus d’un mois par des attaques qualifiées de génocide et de nettoyage ethnique. Il a dénoncé l’utilisation délibérée de la faim comme un outil de guerre contre les Palestiniens.
Par Karim-Akli Daoudi
“Ce triste constat n’est malheureusement pas une surprise. Une famine est très probable dans le nord de Ghaza”, a affirmé M. Lazzarini dans un communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa. Il a accusé l’entité sioniste d’instrumentaliser la privation alimentaire en coupant l’accès aux ressources essentielles, y compris à la nourriture.
Selon Lazzarini, le volume d’aide humanitaire entrant dans la bande de Ghaza reste largement insuffisant : environ 30 camions par jour, couvrant à peine 6 % des besoins quotidiens de la population. Il a ainsi exhorté la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour augmenter de manière significative le flux des aides humanitaires et des marchandises vers Ghaza.
Vendredi dernier, le Comité d’examen de la famine du système de classification intégré de la sécurité alimentaire (ICFS), une organisation indépendante d’experts en sécurité alimentaire, nutrition et mortalité, a également averti d’un risque élevé de famine imminente dans le nord de Ghaza, alors que l’entité sioniste continue ses offensives meurtrières dans cette région.
Les habitants de Ghaza, en particulier ceux du nord, sont confrontés à une crise alimentaire sévère due à la pénurie de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant, aggravée par le blocus imposé depuis le début de l’invasion terrestre le 27 octobre 2023. Ce siège a provoqué la mort de milliers de Palestiniens, dont une majorité d’enfants, de femmes et de personnes âgées, entraînant une véritable catastrophe humanitaire.
KAD
