Défiant les décisions de la Cour internationale de Justice (CIJ) de tout faire pour prévenir le génocide dans l’enclave palestinienne, l’entité sioniste continue d’empêcher l’arrivée de l’aide humanitaire dans la bande de Ghaza.
Par Tinhinane Ait Afrah
Un mois après la décision de la CIJ, l’entité sioniste “n’a pas réussi à garantir que suffisamment de biens et de services vitaux parviennent aux Palestiniens dans la bande de Ghaza, menacés de génocide et au bord de la famine”, a dénoncél’ONG des droits de l’Homme Amnesty International dans un communiqué, paru lundi soir.Et de déplorer aussi que l’occupant sioniste n’avait pas pris les mesures temporaires minimales pour protéger les Palestiniens. Amnesty International avait souligné récemment que l’entité sioniste “doit mettre fin à son occupation de la Palestine pour cesser d’alimenter le système d’apartheid et les violations systématiques des droits humains”, et regretté que “depuis 56 ans, les Palestiniens vivent assiégés et opprimés, sous la brutale occupation et sont soumis à une discrimination systématique. L’ONG avait aussi rappelé, dans ce même contexte, que “la Cour internationale de Justice (CIJ) a statué qu’il existait un risque réel et imminent de génocide”, mettant en garde contre “les conséquences catastrophiques de permettre à l’entité sioniste de poursuivre dans les territoires palestiniens occupés ses crimes en toute impunité”. Selon le bureau des médias à Ghaza, les forces de l’occupation sioniste ont, depuis que la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à l’entité sioniste de prendre des mesures pour mettre fin au crime de génocide à Ghaza, fait quelque 2.850 martyrs entre femmes et enfants palestiniens. Depuis que la CIJ, la principale instance judiciaire des Nations Unies (ONU), a pris un certain nombre de mesures de précaution, notamment la prévention des crimes génocidaires à Ghaza, l’armée sioniste a commis 375 massacres dans la bande tuant 3.525 Palestiniens et en blessant 5.246, a indiqué lundi le bureau dans un communiqué. Parmi les Palestiniens qui ont perdu la vie, 1.720 étaient des enfants et 1.130 des femmes, est-il souligné dans le communiqué. Selon la même source, l’armée sioniste a attaqué la bande de Ghaza avec 4.000 tonnes d’explosifs, janvier dernier, depuis les décisions préliminaires de la CIJ. L’agression sioniste a assassiné 12 journalistes depuis le 26 janvier. Dans le communiqué, il est indiqué aussi que 11.000 patients attendent d’être soignés en dehors de Ghaza et que 10.000 autres atteints de cancer sont en danger de mort. Aussi, et en un mois, l’armée sioniste a complètement détruit 17 centres gouvernementaux, 2 écoles et universités, et partiellement détruit 9 écoles. Bien que les injonctions provisoires contre l’entité sioniste prononcées par la CIJ le 26 janvier prévoyaient de garantir l’accès à l’aide humanitaire à Ghaza, le bureau des médias indique que l’aide entrant dans l’enclave palestinienne en février a diminué de moitié par rapport à janvier.D’autre part, et dans un article publié aussi lundi sous le titre “L’incroyable douleur des enfants de Ghaza”, la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Catherine Russell, craignant le pire a averti que d’éventuelles attaques militaires sionistes à grande échelle contre Rafah “constitueraient un désastre” pour plus de 1,4 million de civils réfugiés dans cette zone du sud de la bande de Ghaza. Russell a indiqué que la population de Rafah, qui compte moins de 300.000 personnes, est passée à 1,4 million avec l’exode des déplacés du nord en raison des attaques sionistes continues depuis le 7 octobre 2023, notant que les enfants constituent plus de 610.000 de la population totale. Elle a souligné que toute escalade militaire sérieuse serait “désastreuse” pour la population civile coincée là-bas. La responsable onusienne a déclaré que 70% des victimes civiles qui ont perdu la vie à Ghaza, soit environ 30.000 à ce jour, sont des femmes et des enfants. Elle a averti que d’éventuelles attaques sionistes contre Rafah entraîneraient “une augmentation significative” du nombre de martyrs et de blessés parmi les civils. Et d’ajouter : “On estime qu’au moins 90% des enfants de moins de cinq ans à Ghaza ont été infectés par une ou plusieurs maladies infectieuses, et que 70 % ont eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines”.
T.A.A
