Au moins 55 palestiniens sont tombés en martyrs dans la bande de Ghaza dans la nuit de samedi à dimanche après l’annonce de l’intensification des bombardements sionistes, a rapporté l’agence de presse palestinienne, Wafa. Au moins 55 personnes sont tombés en martyrs “dans la nuit jusqu’à 6H00 du matin et plus de 30 habitations (ont été) détruites”, a indiqué l’agence citant un communiqué du mouvement palestinien de Resistance “Hamas”. D’autre part, les autorités locales ont, dans un communiqué, fait état hier de la destruction totale de 31 mosquées dans la bande de Ghaza depuis le début de l’agression sioniste.
Par Tinhinane Ait Afrah
Le Syndicat des journalistes a, quant à lui, indiqué qu’un photographe de presse palestinien est tombé en martyr hier, dimanche, dans une frappe aérienne de l’armée sioniste sur la ville de Ghaza, portant, de ce fait, à 18 le nombre de journalistes tombés en martyrs depuis le 7 octobre. “Le journaliste-photographe Rushdi al-Sarraj est tombé en martyr dans un bombardement sioniste, portant à 18 le nombre de professionnels des médias tombés en martyrs depuis le début de l’agression sioniste, a indiqué le Syndicat des journalistes palestiniens dans un communiqué. Al-Sarraj travaillait comme directeur de la société médiatique (privée) “Ain Media”. Rappelons, par ailleurs, que pour le seizième jour consécutif, l’armée sioniste continue de cibler la bande de Ghaza avec d’intenses frappes aériennes qui ont détruit des quartiers entiers. L’hôpital de Deir el-Balah connait une affluence formée de dizaines de palestiniens venus pour identifier leurs proches tués dans un bombardement israélien, alors qu’Israël intensifie ses frappes sur la bande de Ghaza, dont le bilan a atteint hier, dimanche, 4.651 morts, dont 1.756 enfants et 976 femmes, selon le ministère de la Santé palestinien. Israël a annoncé samedi une intensification des frappes, prélude à une probable intervention terrestre de ses troupes dans le petit territoire palestinien. Selon Wafa, les raids les plus meurtriers ont notamment eu lieu à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Ghaza, où plusieurs immeubles ont été entièrement détruits. A l’hôpital de la ville, des Ghazaouis affluent par dizaines pour identifier les corps de leurs proches tués, et les transporter au cimetière, ou s’enquérir de l’état des blessés. Au moins 1.873 enfants figurent parmi les morts palestiniens dans la bande de Ghaza, selon le ministère de la Santé palestinien qui a également recensé hier, dimanche, 14.245 blessés dans les bombardements israéliens. Plus au sud, à Khan Younès, un autre bombardement israélien a fait samedi soir au moins treize morts dans un café situé au rez-de-chaussée d’un immeuble de plusieurs étages et transformé en abri pour les déplacés de la guerre. Pour rappel, la semaine dernière, sous la menace des forces sionistes d’occupation, les quelque 1,1 million d’habitants de la zone nord de la bande de Ghaza à évacuer vers le sud du petit territoire, un des plus densément peuplés au monde, où vivent au total 2,4 millions de personnes, pour moitié des enfants.
La vie de 130 bébés prématurés en danger faute de carburant
La vie de 130 bébés prématurés est en danger à Ghaza en raison du manque de carburant utilisé pour produire de l’électricité dans les hôpitaux, a alerté hier, dimanche, une ONG britannique. Vingt camions transportant de l’aide sont entrés samedi à Ghaza, mais ils n’ont pas apporté de carburant en raison d’une interdiction émanant de l’entité sioniste. “Le monde ne peut pas simplement regarder ces bébés mourir”, a déclaré, samedi Melanie Ward, directrice générale de l’organisation caritative britannique Medical Aid for Palestiniens. L’ONG appelle les dirigeants du monde à exiger que l’entité sioniste autorise de toute urgence l’arrivée du carburant dans les hôpitaux de Ghaza. “Ne pas agir revient à condamner ces bébés à mort”, a indiqué Mme Ward. Les médecins des six hôpitaux qui s’occupent de bébés prématurés ont demandé d’urgence du carburant pour sauver la vie des enfants. Ghaza est soumise à un blocus imposé par l’entité sioniste depuis 2007. Le siège total imposé depuis le 7 octobre courant a compliqué davantage la situation.
Près de 50 % des logements endommagés par les frappes de l’occupation sioniste
Près de 50% des logements des Palestiniens dans la bande de Ghaza ont été partiellement ou complètement endommagés par les bombardements incessants de l’entité sioniste, a indiqué hier, dimanche, un responsable en charge du logement à Ghaza. “L’occupation sioniste cible délibérément les bâtiments résidentiels, les établissements publics et les infrastructures de service”, selon la même source. Il a précisé, à ce sujet, qu'”en raison de l’intensification des frappes aériennes des forces d’occupation, plus de 165.000 logements ont été partiellement endommagés et près de 20.000 logements ont été complètement démolis ou sont devenus inhabitables”, notant qu'”environ 70% des habitants ont été déplacés de chez eux pour s’abriter dans 220 centres d’hébergement aménagés”. Il est à noter, dans le même contexte, que les frappes aériennes et les bombardements incessants, doublés d’ordres d’évacuation par l’entité sioniste, ont conduit jusqu’ici, selon l’ONU, au déplacement d’un million de personnes.
T.A.A
