L’implication des startups dans le développement économique du pays se concrétise de plus en plus à travers l’adoption, par les autorités, de mesures de différentes natures.
La participation de ces jeunes entreprises innovantes à des événements internationaux, leur intégration dans des plans d’actions ministériels et, plus récemment, l’adoption d’un cadre juridique leur assurant une meilleure marge de manœuvres figurent parmi ces démarches.
Par Mohamed Zahar
Dernièrement, un tout nouveau cadre réglementaire régissant les Fonds communs de placement à risque (FCPR) relatif, entre autres, au financement des startups et aux microentreprises a été adopté.
Une initiative que le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah a qualifié d'”avancée importante “.
Avec ce nouveau règlement relatif aux FCPR, l’Algérie envoie un “signal fort” aux institutions financières internationales quant à la modernisation en cours de l’écosystème de l’innovation en Algérie, a déclaré M. Ouadah.
Cette réforme met l’Algérie au diapason des grandes places financières mondiales, avec des textes “clairs et compatibles avec les exigences des marchés internationaux”, a ajouté le ministre qui s’exprimait, jeudi, sur les ondes de la Radio nationale.
Il a ajouté que grâce à l’introduction de ce mécanisme qui s’aligne sur le modèle GPLP (General Partner / Limited Partner), reconnu mondialement dans le secteur du capital-investissement, les fonds étrangers peuvent intervenir en Algérie avec les mêmes mécanismes qu’ils utilisent ailleurs.
Ouadah a appelé les membres de la diaspora algérienne à tirer profit de ce nouveau cadre réglementaire en participant au financement des startups locales.
Il a informé, en outre, qu’une campagne de communication sera lancée à l’international afin d’informer les bailleurs de fonds étrangers au sujet de cette nouvelle réglementation.
Au mois de mars dernier, une réunion de travail consacrée à la contribution susceptible d’être apportée par les startups au secteur pharmaceutique a été organisée en présence du ministre de l’Industrie pharmaceutique et celui de l’Economie de la connaissance, des startups et des Micro-entreprises.
Les participants à cette réunion ont parlé des possibilités d’impliquer davantage les startups et les porteurs de projets innovants proposant des solutions technologiques spécifiques au secteur de l’industrie pharmaceutique.
Lors de son intervention, M. Ouacim Kouidri avait souligné “l’impératif d’associer les startups et les micro-entreprises, en leur offrant la possibilité de contribuer à cette dynamique et en les intégrant dans l’économie nationale, conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune”.
De son côté, le ministre de l’industrie pharmaceutique avait appelé les startups à “contribuer au développement des intrants pharmaceutiques permettant la production de matières premières à même de promouvoir la production locale et de réduire la facture des importations”.
Au début du mois d’avril dernier, des startups ont été invitées à participer au premier séminaire national dédié à la maintenance des machines tournantes (pompes, turbines, compresseurs, etc.) organisé à Oran par le groupe Sonatrach.
Ce séminaire a été tenu “dans le cadre de (la) stratégie (de Sonatrach) visant à renforcer la performance et la fiabilité des équipements industriels et à se mettre au diapason des développements technologiques dans ce domaine vital”, indique un communiqué du groupe. C’est précisément l’intérêt particulier accordé aux nouvelles technologies qui a fait que des startups aient été invitées à ce séminaire, ces jeunes entreprises étant réputées très au fait des dernières innovations technologiques en usage à travers le monde.
Il y a lieu de noter, par ailleurs, que les autorités algériennes entendent renforcer de façon significative le nombre de startups existant sur le marché puisqu’elles se sont fixées l’objectif de créer 20.000 de ces entreprises d’ici 2029 dans le seul secteur industriel, avait déclaré M. Noureddine Ouadah en mars dernier.
D’un autre côté, des mesures ont été prises afin de donner la possibilité aux étudiants de créer des startups au sein même de leurs universités, celles-ci ayant désormais la possibilité de financer les projets les plus prometteurs en vue de créer de véritables entités économiques.
Il est important de signaler, enfin, que la Foire commerciale intra-africaine (IATF) prévue du 4 au 10 septembre prochain à Alger mettra à l’honneur les jeunes entrepreneurs et les créateurs de startups africains. Cette foire qui accueillera 2000 exposants de 140 pays et plus de 35000 visiteurs professionnels, consacre un grand espace aux jeunes entrepreneurs, aux porteurs de projets et aux startups.
M.Z
