À quelques jours de la clôture des inscriptions, prévue ce jeudi 15 septembre, les établissements relevant du secteur de la Formation et de l’enseignement professionnels de la wilaya de Constantine, s’apprêtent à ratisser large. En effet, plein de jeunes indécis n’ont toujours pas opté pour un choix parmi les 126 spécialités proposées au menu de cette session.
Dans cette optique, un bureau d’accueil mobile s’est installé à la place de la Révolution (ex-La Brèche). Les formateurs concernés par cette rentrée sont appelés à expliquer aux jeunes réticents les débouchés des spécialités et des métiers programmés lors de cette session. Il s’agit d’un travail d’accompagnement auquel les conseillers à l’orientation sont étroitement associés. Les tâches ne sont pas les mêmes, a tenu à préciser Mohamed Fadloune, chef de service de la Direction de Formation et de L’Enseignement Professionnelle (DFEP). Si du côté du formateur, la mission est orientée vers le volet information, celle du conseiller est essentiellement axée sur une bonne écoute, afin d’aider le jeune candidat à voir plus clair dans sa tête. Par le biais d’un entretien, auquel les parents peuvent parfois être associés, le conseiller arrive souvent à le convaincre. L’objectif primordial de tout ce travail demeure l’élaboration du projet professionnel. Les candidats qui s’inscrivent, poursuit-il, viennent souvent sans aucune idée sur leur projet professionnel. Chose qui complique la tâche aux conseillers du secteur. Ces derniers sont appelés à doubler d’efforts pour aboutir à l’objectif escompté. Tout dépendra de la collaboration du candidat durant l’entretien. Et c’est dans cet ordre d’idées que ces journées portes ouvertes s’inscrivent aussi. Nos jeunes doivent prendre conscience de l’importance d’apprendre un métier afin d’aspirer à une insertion facile dans le monde du travail. La mission est aussi celle des parents. L’avenir de leurs enfants dépendra de leur implication. Et l’on revient encore une fois à dire que le temps est aux métiers. Dans un contexte socioéconomique difficile, il vaut mieux avoir une bonne qualification professionnelle, sinon l’exclusion risque d’être « fatale », rappelle, de son côté, Nadjib Aouabdia, le directeur par intérim de la formation et de l’enseignement professionnels.
R.R