Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé vendredi soir qu’un mémorandum d’entente avec Washington, destiné à arrêter le conflit, pourrait être paraphé sous peu.
Par Karim-Akli Daoudi
S’exprimant lors d’un entretien avec la chaîne d’État IRIB TV, il a précisé qu’une fois le texte achevé, ce mémorandum serait validé électroniquement par chacune des deux nations sur leur propre sol, avant d’être communiqué officiellement.
Araghchi a précisé que, suite à cette éventuelle ratification, les deux camps s’interdiraient de lancer un quelconque nouveau conflit et engageraient la phase suivante des discussions, fixée à 60 jours, en vue d’aboutir à un texte final, centré essentiellement sur le dossier nucléaire iranien et la fin des sanctions.
Il a rappelé que pour Téhéran, l’unique option envisageable concernant son uranium fortement enrichi consisterait à le diluer directement sur le sol iranien.
Le ministre a également précisé que le mémorandum prévu inclura des clauses visant à arrêter les combats sur l’ensemble des fronts, notamment le Liban, et imposant à Israël de quitter les zones occupées.
Parmi les autres éléments majeurs du texte figurent, selon lui, la réouverture du détroit d’Ormuz, la suppression complète du blocus naval imposé par les Américains à l’Iran, ainsi que le déblocage des fonds iraniens gelés.
Au sujet du détroit d’Ormuz, Araghchi a garanti que son administration ne reviendrait jamais au modèle antérieur au conflit. Téhéran gardera sa souveraineté ainsi qu’une présence militaire, tandis qu’un cadre juridique respectant le droit international sera instauré, a-t-il précisé.
Il a en outre rejeté toute idée de péage pour le passage, estimant néanmoins acceptables d’éventuels frais de service.
Jeudi, le président américain Donald Trump a indiqué que les Etats-Unis avaient “conclu un excellent accord mettant fin à la guerre avec l’Iran”, accord censé être finalisé “dans les prochains jours”.
KAD
