Organisé par l’équipe de recherche sur les études financières islamiques et le laboratoire FASLA, en coordination avec la Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion, le 2e Séminaire national sur « La finance islamique comme levier du développement durable en Algérie » s’est tenu samedi à l’Université Djillali-Liabès de Sidi Bel Abbès.
Par Ali Boudefel
L’événement a réuni un panel d’enseignants et de chercheurs autour d’un objectif commun : transformer la recherche académique en un outil efficace au service des stratégies nationales. Le Dr Hafid Fethi, doyen de la Faculté des sciences économiques et superviseur général du séminaire, a ainsi souligné la volonté de promouvoir des mécanismes de financement islamiques innovants pour soutenir les secteurs stratégiques et sociaux en Algérie.
Pour le Pr. Abderrahmane Nadja, président du séminaire, la finance islamique ne se limite pas à des transactions bancaires techniques. Elle constitue un véritable « projet civilisationnel » visant à instaurer la justice sociale et à bâtir une économie fondée sur le partage et la solidarité.
Dans une approche résolument tournée vers l’avenir, le Pr. Djamil Abdeljalil, directeur du Laboratoire des études financières et comptables (FASLA), a insisté sur l’intégration de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle dans les mécanismes de la finance islamique. Selon lui, ces innovations sont essentielles pour atteindre les objectifs de développement durable et garantir la sécurité de développement.
Les discussions ont abordé plusieurs axes prioritaires : les fondements juridiques et les finalités (Maqasid) de la finance islamique, le soutien à la sécurité alimentaire, les industries manufacturières, le secteur de l’énergie, la sécurité hydrique et sanitaire, ainsi que l’autonomisation des startups grâce à l’IA. Les participants ont également souligné l’importance de l’assurance Takaful comme filet de sécurité pour les investissements.
À l’issue de ces travaux, une série de recommandations devrait être formulée. Celles-ci viseront à dynamiser le rôle de la finance islamique dans le financement des grands projets et à renforcer sa contribution au produit intérieur brut (PIB), conformément aux nouvelles orientations de l’État algérien pour la diversification économique.
A.B
