Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Laïd Rebiga, a présidé, en fin de semaine dernière, une cérémonie marquant le lancement officiel d’une plateforme numérique baptisée « Geoheritage », dédiée à la valorisation des lieux historiques de notre Glorieuse Guerre de Libération nationale. Pour y accéder, taper : geoheritage.dz
Par Malika Azeb
Cette initiative vise à préserver et à diffuser le patrimoine historique algérien à travers des visites virtuelles interactives enrichies de données géospatiales.
« Geoheritage » constitue le premier portail numérique recensant l’ensemble des sites mémoriels liés à la période allant de 1830 à 1962. Cet outil a été conçu pour collecter, archiver, traiter et restituer des informations géographiques et spatiales concernant les lieux emblématiques de la mémoire nationale.
Parmi ces sites figurent les directions des Moudjahidine, les musées, les cimetières, les camps de regroupement, les centres de torture, les champs de bataille, ainsi que les domiciles des chefs historiques de la Révolution.
À ce jour, plus de 4 500 sites ont été référencés. Ce chiffre devrait continuer à croître au fil des prochaines étapes du projet de recensement, conduit sous l’égide du ministre.
La plateforme offrira également une immersion dans l’histoire nationale grâce à l’intégration d’un système d’information géographique (SIG).
À cette occasion, M. Rebiga a également annoncé le lancement d’un jeu vidéo pédagogique, conçu pour retracer et reconstituer les événements marquants de la guerre de libération. Cet outil interactif a pour objectif de sensibiliser les jeunes générations à l’histoire de leur pays en utilisant des moyens technologiques modernes.
« Il s’agit du lancement de deux initiatives majeures, à la fois sur les plans stratégique et historique, destinées à établir des fondations solides pour la transmission de notre mémoire collective, en particulier auprès des jeunes et des nouvelles générations », a déclaré le ministre.
Laïd Rebiga a souligné que « ce travail repose sur deux piliers fondamentaux : d’une part, la confiance totale accordée aux start-up et aux jeunes qui maîtrisent ces technologies, et d’autre part, la précieuse contribution des spécialistes, notamment des professeurs d’histoire, qui ont fourni des données rigoureuses et fiables ».
S’agissant de l’initiative liée au jeu vidéo, le ministre a précisé qu’« elle repose également sur des start-up, qui ont conçu un outil éducatif innovant au service de notre mémoire nationale ».
M.A
