A l’occasion du Mois du patrimoine, célébré cette année sous le slogan « Le patrimoine culturel à l’ère de l’intelligence artificielle », un colloque national a été organisé samedi dernier dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, sous le thème « Patrimoine culturel et intelligence artificielle : défis et perspectives ».
Par Ikram Haou
Cet événement a été initié en collaboration entre la Direction de la culture et des arts et l’Université Djilali Liabès de Sidi Bel Abbès. Il a réuni de nombreux chercheurs, universitaires, représentants d’institutions culturelles et artistiques, ainsi qu’experts en intelligence artificielle.
Durant ce colloque de deux jours, qui s’est tenu dans la salle de cinéma El-Amarna, les participants ont abordé plusieurs thématiques en lien avec le patrimoine, telles que le patrimoine immatériel et l’intelligence artificielle, la numérisation des manuscrits et du legs culturel à travers les nouvelles technologies, ainsi que les défis juridiques et éthiques posés par l’usage de l’IA pour la protection du patrimoine. Les intervenants ont insisté sur l’importance d’utiliser l’intelligence artificielle pour préserver et valoriser aussi bien le patrimoine matériel qu’immatériel.
À ce sujet, le professeur Karim Ould Nebia, de l’Université Djilali Liabès de Sidi Bel Abbès, a souligné qu’il est crucial de renforcer la coopération entre les chercheurs dans le domaine du patrimoine algérien et dans celui des technologies avancées. Selon lui, cette collaboration permettrait de développer des techniques innovantes et efficaces pour préserver le patrimoine culturel national et le transmettre aux générations futures.
La docteure Talha Nouara a également appuyé cette approche en encourageant les travaux de recherche scientifique. Elle a ajouté que la numérisation de notre patrimoine doit se faire de manière rigoureuse, afin de le protéger en tant que richesse culturelle authentiquement algérienne.
De son côté, M. Abdelhak Benrahou, directeur de la Culture et des Arts de la wilaya de Sidi Bel Abbès, a rappelé que ce colloque s’inscrit dans les efforts continus de l’État visant à intégrer les technologies modernes dans la stratégie de sauvegarde du patrimoine culturel.
Il est à noter que, durant ce Mois du patrimoine, l’Algérie a déployé d’importants efforts à travers tout le territoire national pour valoriser son patrimoine, en intégrant la nouvelle technologie et en mobilisant la jeunesse dans cette mission de préservation culturelle. Par ailleurs, il y a peu, l’Algérie a également organisé à Alger un colloque international de deux jours, portant sur l’ambition de préserver son héritage ancestral tout en s’inscrivant résolument dans la modernité du XXIe siècle. Les participants y ont affirmé que notre patrimoine ne doit pas être perçu comme un vestige figé du passé, mais plutôt comme un moteur d’innovation et de développement culturel.
I.H
