Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a rencontré hier lundi à Alger son homologue nigérien en charge du Pétrole, Sahabi Oumarou, accompagné d’une délégation de haut rang.
Par Youcef Hamidi
Les deux parties ont discuté des moyens de renforcer les liens de coopération historiques et fraternels entre l’Algérie et le Niger, en particulier dans les secteurs de l’énergie et des hydrocarbures, selon un communiqué officiel du ministère.
Du côté nigérien, la délégation comprenait le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de l’Environnement, le colonel Maizama Abdoulaye, ainsi que des responsables du ministère du Pétrole et de la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP). L’ambassadeur du Niger en Algérie était également présent. Du côté algérien, le PDG de Sonatrach, Rachid Hachichi, et plusieurs cadres du ministère ont pris part à cette réunion.
Les discussions ont porté sur les avancées des projets de développement conjoints, notamment dans les domaines de la recherche, de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures, ainsi que sur les projets de raffinage, de pétrochimie, de commercialisation et de distribution des produits pétroliers. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du mémorandum d’entente signé entre Sonatrach et SONIDEP le 1er octobre 2024.
Les deux parties ont également évoqué les conclusions des visites des délégations de Sonatrach à Niamey, qui ont abouti à la signature d’un procès-verbal de réunion le 14 janvier 2025. Ce document prévoit la création de deux sous-comités : le premier sera chargé d’accompagner le Niger dans la réalisation d’un projet de raffinerie et d’un complexe pétrochimique à Dosso, tandis que le second se concentrera sur la gestion des projets, la finalisation des contrats et l’élaboration des cadres juridiques nécessaires au développement du secteur pétrolier et pétrochimique nigérien.
M. Arkab a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à soutenir le Niger, notamment par le transfert d’expertise et la mise en place de programmes de formation spécialisés pour renforcer les compétences locales. De son côté, M. Oumarou a exprimé sa gratitude pour la coopération technique de Sonatrach, soulignant l’importance de la formation dispensée par l’Institut algérien du pétrole pour les cadres et techniciens nigériens.
La réunion a également permis d’aborder le projet stratégique du Gazoduc Transsaharien (TSGP), en insistant sur la nécessité de poursuivre les réunions de coordination pour examiner les différents aspects du projet et suivre la mise en œuvre des décisions prises lors des précédentes rencontres tripartites entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria.
À cette occasion, le PDG de Sonatrach a présenté les résultats des analyses d’échantillons de pétrole brut nigérien, réalisées dans les laboratoires de la société en Algérie, démontrant ainsi le niveau de collaboration technique entre les deux pays.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle du ministre nigérien du Pétrole en Algérie, qui se déroule du 9 au 15 février. Le programme de la délégation comprend des réunions avec des responsables de Sonatrach ainsi que des visites sur site des principales installations énergétiques du secteur des hydrocarbures.
Y.H
