L’ONU a exprimé une vive inquiétude face à la recrudescence des décès parmi les nouveau-nés dans la bande de Gaza, imputable aux conditions climatiques difficiles.
Par Karim-Akli Daoudi
Lors d’une intervention médiatique lundi soir à New York, Stéphane Dujarric, porte-parole des Nations Unies, a insisté sur la nécessité de protéger les nouveau-nés, ainsi que les civils, le personnel médical et humanitaire, conformément au droit humanitaire international. Il a également déploré la mort tragique, survenue lundi, d’un huitième nourrisson en raison du froid.
Ces drames, selon M. Dujarric, pourraient être évités si l’aide humanitaire parvenait aux familles de Gaza. Il a ajouté que “les attaques continues de l’armée israélienne ont aggravé la crise humanitaire dans l’enclave palestinienne, où les rapports quotidiens font état de victimes civiles et de déplacements massifs”. Par ailleurs, le porte-parole a révélé que, ces trois derniers jours, l’armée israélienne a empêché l’acheminement de l’aide humanitaire envoyée par l’ONU vers plusieurs zones de Gaza.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a également réagi lundi, exprimant une préoccupation particulière après la confirmation du décès d’un bébé d’un mois, mort d’hypothermie dans la région. De son côté, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a signalé que le nombre de nouveau-nés décédés en raison du froid et de l’absence de soins appropriés s’élève désormais à huit.
Dans un communiqué publié lundi, l’UNRWA a précisé que “le froid, combiné au manque de prise en charge adéquate, a provoqué la mort de huit nouveau-nés, tandis que 7 700 autres enfants n’ont pas accès aux soins vitaux nécessaires”.
KAD
