La Commission des affaires des détenus et anciens détenus palestiniens a révélé mardi que l’année 2024 a été la plus meurtrière jamais enregistrée pour les prisonniers palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes. Selon l’organisme, cette situation tragique est directement liée à l’escalade des agressions menées par l’occupation contre la bande de Gaza depuis plus d’un an.
Par Karim-Akli Daoudi
Lors d’une conférence de presse organisée en marge de la manifestation hebdomadaire de soutien aux prisonniers palestiniens à Al-Bireh, près de Ramallah, Qaddura Fares, directeur de la Commission, a fait état de 54 détenus morts en captivité, dont cinq au cours des dernières 24 heures seulement.
Qaddura Fares a détaillé les causes de ces décès, citant notamment la torture, les mauvais traitements et le manque de nourriture. Il a également souligné que ce chiffre ne reflète pas l’ampleur réelle de la situation, affirmant que les autorités israéliennes dissimulent fréquemment leurs exactions pour effacer toute preuve incriminante.
Enfin, le directeur a fermement dénoncé les politiques répressives systématiques de l’occupant à l’encontre des prisonniers palestiniens. Il a mis en garde contre une possible augmentation du nombre de décès dans les semaines et mois à venir, en raison, selon lui, de l’inaction de la communauté internationale face aux violations des droits humains perpétrées par l’occupation.
KAD
