Depuis le début de l’année 2024, une augmentation préoccupante des cas de Mpox (variole du singe) a été enregistrée dans 20 pays des régions centrales de l’Afrique.
Par Fadia Akbal
Face à cette flambée épidémique, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a organisé une conférence de presse en ligne vendredi dernier. Le chef de cabinet du CDC Afrique, M. Ngashi Ngongo, accompagné du directeur exécutif de l’organisation, a annoncé une forte recrudescence de la maladie dans ces régions.
Selon ces responsables, la situation est critique : depuis le début de l’année, 59 200 cas de Mpox ont été signalés, dont 12 938 confirmés, et 1 938 décès ont été enregistrés. Le taux de létalité s’élève à environ 2 %, ce qui suscite une grande inquiétude.
D’après les données de l’agence spécialisée de l’Union africaine, la propagation du virus s’accélère. Au cours de la semaine écoulée, le continent africain a enregistré 2 680 nouveaux cas, dont 492 confirmés et 22 décès.
M. Ngongo a précisé que la situation est particulièrement alarmante au Burundi, en République démocratique du Congo et en Ouganda, où la propagation est la plus importante. Par ailleurs, l’Angola, qui avait jusqu’ici échappé à l’épidémie, a signalé son premier cas le 16 novembre, portant à 20 le nombre total de pays touchés.
Le CDC Afrique a révélé que la propagation du virus en 2024 est six fois plus importante que l’année précédente. Les régions de l’Afrique centrale concentrent à elles seules 93,2 % des cas confirmés et 99,5 % des décès.
Face à cette situation, le CDC Afrique a déclaré à la mi-août que l’épidémie de Mpox constitue une urgence sanitaire de portée continentale. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également réaffirmé que la Mpox est une urgence de santé publique de portée internationale, activant pour la deuxième fois en deux ans son niveau d’alerte mondial le plus élevé.
Selon l’OMS, cette augmentation rapide des cas nécessite un renforcement urgent des mesures sanitaires et un soutien accru aux pays les plus touchés.
Malgré les efforts des autorités locales et des organisations internationales, l’épidémie de Mpox reste une menace majeure pour la santé publique, particulièrement en Afrique centrale, où les cas continuent d’augmenter à un rythme alarmant.
F.A
