
Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 35.173 martyrs et 79.061 blessés, depuis le 7 octobre dernier, ont indiqué hier, mardi, les autorités palestiniennes de la Santé.
Par Tinhinane Ait Afrah
Selon la même source, l’armée d’occupation sioniste a commis 8 massacres au cours des dernières 24 heures dans la bande de Ghaza, faisant 82 martyrs et 234 blessés.
Les autorités palestiniennes de la Santé ont également indiqué qu’un certain nombre de victimes palestiniennes se trouvent encore sous les décombres et sur les routes, et que les forces de l’occupation empêchent les ambulances et les équipes de la Protection civile de leur porter secours. La Défense civile dans la bande de Ghaza a, pour sa part, affirmé hier, mardi, avoir perdu au moins 80% de ses capacités après plus de sept mois de bombardements sionistes “féroces” et “aveugles” contre l’enclave palestinienne. Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile cité par des médias, a déclaré que ce corps avait perdu “au moins 80% de ses capacités après plus de sept mois de bombardements féroces et aveugles” et que ses équipes recevaient constamment des appels à l’aide de civils blessés, mais n’étaient pas en mesure d’y répondre. Bassal a ajouté que les équipes de la Défense civile sont désormais “largement incapables” de récupérer les civils coincés sous les décombres en raison de l’intensité des bombardements et des attaques directes contre eux. Selon lui, l’armée sioniste utilise “tous les moyens possibles pour tuer les Palestiniens” et cible les civils “sans aucun respect pour le droit international”. La Défense civile a appelé les Nations unies et les organisations humanitaires à intervenir “immédiatement” et à fournir du matériel pour aider à extraire les corps des décombres des bâtiments détruits. Elle a souligné à ce propos que “plus de 10.000 personnes sont ensevelies sous les décombres”. “Depuis des mois, nous travaillons avec des équipements simples, ce qui nous fait perdre du temps et des efforts”, a expliqué Bassal, rappelant qu'”il n’y a pas de carburant pour faire fonctionner les véhicules utilisés pour récupérer les corps”. La guerre génocidaire menée par l’armée sioniste contre Ghaza a plongé le territoire palestinien dans une profonde crise humanitaire, détruisant les infrastructures, les installations médicales et rasant des quartiers entiers. Pour étayer ces déclarations, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a affirmé hier, mardi, que les forces sionistes ont mené au moins huit frappes contre des convois humanitaires et des locaux de travailleurs humanitaires à Ghaza depuis octobre 2023. Ces frappes ont été menées contre des convois humanitaires et des locaux de travailleurs humanitaires, “bien que leurs organisations aient communiqué leur itinéraire ou emplacement aux autorités (sionistes) pour assurer leur protection”, a indiqué HRW sur son site. Les huit incidents révèlent, selon l’organisation, “des failles fondamentales dans le système de –déconfliction– (en anglais, réduction de risques accidentels dans un conflit), censé protéger les travailleurs humanitaires et leur permettre de fournir en toute sécurité une aide humanitaire vitale à Ghaza”.”La frappe (sioniste) qui a tué sept travailleurs humanitaires de World Central Kitchen (WCK) était choquante, et n’aurait jamais dû se produire, en vertu du droit international”, a affirmé Belkis Wille, directrice adjointe de la division Crises et conflits à Human Rights Watch. S’appuyant sur les données de l’ONU, HRW a signalé que 254 travailleurs humanitaires – dont 188 membres du personnel de l’UNRWA – ont été tués à Ghaza, entre le 7 octobre 2023 et le 30 avril 2024. Selon l’UNRWA, 169 installations de l’agence ont été touchées lors de 368 incidents, et au moins 429 personnes déplacées ont été tuées dans des abris de l’UNRWA. Les forces sionistes, selon l’ONU, ont également mené des attaques (par tirs d’armes à feu ou tirs d’artillerie) contre des personnes rassemblées pour collecter de l’aide alimentaire, tuant et blessant des centaines de personnes. Human Rights Watch a par ailleurs constaté que les autorités (sionistes) utilisent la famine comme méthode de guerre à Ghaza. Elles bloquent délibérément l’approvisionnement en eau, en nourriture et en carburant, entravant délibérément l’aide humanitaire. Des zones agricoles ont été rasées, privant la population civile de biens indispensables à sa survie. L’ONU a relevé aussi qu’à Ghaza, des enfants sont décédés en raison de complications sanitaires liées à la famine. Les conditions actuelles dans la bande de Ghaza pourraient aggraver “les niveaux de faim déjà catastrophiques” auxquels la population est confrontée, alors que près de 450.000 palestiniens ont été contraints de se déplacer de Rafah depuis le 6 mai, préviennent les agences humanitaires des Nations unies. Les fournitures d’aide “restent largement insuffisantes”, a alerté, dans son dernier rapport de situation, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), soulignant qu’outre le risque de maladies infectieuses, la faim a augmenté en raison de la relocalisation forcée de la population de Ghaza par les forces d’occupation sioniste. Cette nouvelle mise en garde des Nations Unies intervient alors que des frappes sionistes ont eu lieu dans différents secteurs de l’enclave, notamment à Rafah et dans le camp de Nousseirat. Les récents ordres d’évacuation et l’intensification de l’activité militaire sioniste à Rafah ont forcé un renversement de l’échelle des services de nutrition alors que le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë continue d’augmenter, a alerté le groupe sectoriel de la nutrition, soulignant que trois des 22 établissements de santé et 25 des 35 points médicaux fournissant des services de nutrition “ont fermé”, alors que les nouveaux services qui devaient ouvrir dans le nord de Ghaza “ont été mis en attente”. Selon le groupe sectoriel de la nutrition, plus de 70.000 enfants âgés de 6 à 59 mois ont fait l’objet d’un dépistage de la circonférence moyenne du bras (MUAC) depuis la mi-janvier. Dans ce lot, plus de 5.000 ont été diagnostiqués avec une malnutrition aiguë, y compris près de 4.000 enfants avec une malnutrition aiguë modérée (MAM) et plus d’un millier d’autres, avec une malnutrition aiguë sévère (SAM). Les Palestiniens sont constamment confrontés à l’épuisement, à la faim et à la peur, a fait valoir dans un message sur X, l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), soulignant qu’un cessez-le-feu “immédiat est le seul espoir”.
T.A.A
