
Des pluies torrentielles et des dégâts catastrophiques laissent le Brésil en état d’urgence
Les inondations au Brésil ont fait 100 morts, tandis que les opérations de sauvetage sont toujours en cours.
Dans l’État de Rio Grande do Sul, une région agricole prospère frappée par de fortes pluies torrentielles tout au long de la semaine dernière, l’urgence est au secours alors que les scènes de désolation se succèdent : des logements inondés, des routes impraticables et des véhicules submergés par d’énormes coulées de boue.
Selon la défense civile, le bilan humain provisoire fait état de 100 morts, 128 disparus et 372 blessés.
À Porto Alegre, la capitale régionale abritant environ 1,4 million d’habitants, plus de 400 localités ont été frappées par des intempéries d’une violence exceptionnelle, forçant plus de 160 000 personnes à quitter leur domicile.
Le fleuve Guaiba, qui a atteint un niveau historique de crue de 5,30 mètres, et les renforcements effectués par des ouvriers sur les rives de la rivière pour empêcher l’inondation du centre-ville de Porto Alegre, sont en cours.
Des volontaires se sont également lancés dans des embarcations ou des jet-skis pour parcourir les rues inondées et évacuer les habitants piégés par les eaux, ainsi que ceux qui refusent de quitter leur domicile par crainte de cambriolages.
Une dizaine de jours après le début des pluies, une odeur nauséabonde règne à Porto Alegre en raison des eaux stagnantes, donnant l’impression d’une décharge à ciel ouvert.
Dans le sud de l’État, les inondations risquent d’atteindre des proportions alarmantes en raison du volume d’eau colossal dans le Guaiba et d’autres fleuves, a averti le site spécialisé en météorologie “Metsul Meteorologia”.
Le gouvernement de l’État a déclaré l’état d’urgence pour cinq barrages, dont deux présentent un risque accru de rupture imminente.
La base militaire de Canoas, située en périphérie, accueillera des vols commerciaux pour le transport de l’aide humanitaire et des passagers souhaitant rejoindre Rio Grande do Sul, après la fermeture de l’aéroport de Porto Alegre, envahi par les eaux.
Les premières évaluations des dégâts matériels font état d’environ 100 000 habitations endommagées ou détruites, et les dégâts économiques sont estimés à environ 842 millions d’euros, selon la Confédération nationale des municipalités.
Le Brésil n’est pas le seul pays de la région à subir de plein fouet les événements climatiques extrêmes.
L’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l’ONU, a indiqué que le phénomène El Niño et le changement climatique, principalement causé par l’homme, ont provoqué de nombreux désastres environnementaux en Amérique latine en 2023.
MA
