Le choléra, une maladie diarrhéique aiguë, fait des ravages en provoquant un nombre alarmant de décès. Certains pays africains, confrontés à des épidémies de choléra, voient la situation empirer en raison des conditions de vie précaires, privant de nombreuses personnes d’un accès à l’eau potable et aux infrastructures sanitaires.
Le Malawi, le Mozambique, la Zambie et le Zimbabwe sont actuellement aux prises avec une augmentation significative des cas de choléra. À la date du 15 janvier 2024, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré plus de 200 000 cas, avec 3 000 décès. Le taux de mortalité sans précédent a plongé ces pays dans une crise sanitaire incontrôlable, dépassant complètement leurs systèmes de santé, selon les propos du directeur d’Oxfam pour la région Afrique australe, Machinda Marongwe.
La Zambie, en particulier, a connu environ 3 500 nouveaux cas et 124 décès, y compris des nourrissons, au cours des sept derniers jours. Cette situation a conduit au report de la rentrée scolaire au 29 janvier. Eteleva Kadilli, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique, souligne que l’impact sur les enfants va au-delà des conséquences directes sur la santé. Le retard dans l’apprentissage est une préoccupation majeure, nécessitant une réponse rapide qui prend en compte le bien-être de ces enfants. Alors que la nouvelle année scolaire débute dans de nombreux pays de la région, des mesures doivent être mises en place dans les écoles pour protéger les enfants contre les infections.
Le Malawi, quant à lui, a déclaré une urgence de santé publique après avoir enregistré la mort de 1 700 personnes depuis le début de l’épidémie en novembre 2022. Les gouvernements et les agences de la région nécessitent un financement immédiat pour mettre en œuvre rapidement des activités et des projets visant à améliorer l’hygiène de la population et l’accès à l’eau potable, deux facteurs cruciaux dans la lutte contre la propagation du virus, souligne Machinda Marongwe.
M.A
